Au cœur du 10e arrondissement de Marseille, l'école élémentaire Manouchian a été le théâtre d'un incident inquiétant le 4 mai dernier. Un jeune garçon de six ans a été trouvé en possession d'une plaquette de LYRICA 300mg, un médicament parfois utilisé à des fins récréatives, suscitant de vives inquiétudes parmi le personnel éducatif.
Bien que la plaquette ait été vide, la question découlant de cette situation était : des enfants avaient-ils ingéré ce médicament ? Les effets secondaires de ce composé peuvent être graves, engendrant des somnolences, des étourdissements ou des douleurs. Environ 10% des utilisateurs peuvent ressentir ces effets indésirables, rendant la situation d'autant plus préoccupante.
La réaction proactive des équipes éducatives
Alertées par cet incident, les équipes de l'école ont promptement contacté le 15 pour s'assurer qu'aucun enfant ne courait de risques. Les bataillons de marins-pompiers de Marseille se sont rendus sur place et ont confirmé qu'aucun élève n’avait consommé le médicament. La plaquette vide a été sécurisée, prévenant ainsi toute panique parmi les élèves et leurs parents.
Suite à cela, la famille de l'enfant a été convoquée afin d'éclaircir les circonstances de la possession de cette plaquette dans l'enceinte scolaire.
La "drogue du pauvre"
Le médicament LYRICA, connu sous le nom de prégabaline, est prescrit pour des pathologies comme l'épilepsie ou les douleurs neuropathiques. Toutefois, à doses élevées, il peut agir comme un puissant euphorisant, ce qui a mené à son détournement dans certains milieux, lui valant le surnom de "drogue du pauvre".
En avril 2024, un réseau de trafic de prégabaline avait été démantelé à Marseille, mettant en évidence l'ampleur de ce problème. Près de 290.000 gélules avaient été importées depuis la Grèce, témoignant des dangers liés à cette substance. Trois individus ont été interpellés et mis en examen suite à cette affaire, selon des informations rapportées par ICI Provence.







