Le tribunal administratif de Poitiers examine un recours en annulation déposé par Christian Charrière, candidat malheureux aux élections municipales. Ce dernier reproche à Patrick Borie une citation dans un article durant la période de réserve électorale.
Ophélie, qui déguste une salade sur un banc près du centre social, exprime son profond désarroi : "Nous sommes dégoutés. On a que ça dans le quartier, ils nous enlèvent tout. Je n'ai pas le permis ; grâce au centre, mes enfants et moi avons pu visiter le Zoo de Beauval et la Vallée des Singes. C'était génial !" Pour elle, ce lieu représentait bien plus : un refuge où elle pouvait parler de ses soucis. "Quand ça n'allait pas, j'allais là-bas. Maintenent je n'aurai plus ce soutien." Un sentiment partagé par de nombreux habitants de ce quartier.
50 ans de lien social
L'Association d'Animation Populaire Inter-Quartiers (Aapic) a vu le jour il y a 50 ans. Elle a accueilli petits, adolescents et personnes âgées. Joaquina, une habitante de longue date, décrit le centre comme "sa deuxième maison". Elle aime s'occuper du jardin à l'entrée, parler avec les jeunes qui passent. "Je leur parle, ils m'appellent Mami. Cet endroit compte beaucoup pour moi."
Une trentaine de salariés licenciés
La fermeture aura lieu le 21 mai et entraînera le licenciement de 34 salariés. Certaines personnes, comme Magalie, au bureau depuis plus de trente ans, sont inconsolables. Atika, arrivée il y a un an, reste résiliente : "Je vais continuer à travailler jusqu'au bout, mais je suis triste de voir le quartier privé d'aide sociale. Cela pourrait aggraver la délinquance et l'isolement." Malgré tout, certains services, comme la crèche et le centre de loisirs, continueront, avec la reprise de gestion par la mairie et des tarifs inchangés pour les familles.
La communauté de Rochefort devra maintenant se tourner vers de nouvelles solutions pour maintenir le lien social essentiel à son dynamisme.







