François Piquemal, qui a récemment échoué aux élections municipales de Toulouse, a déposé un recours devant le tribunal administratif pour contester les résultats du scrutin. Dans une déclaration frappante, il a mis en cause l'implication de l'extrême droite israélienne dans sa défaite électorale. Selon des sources gouvernementales, un rapport viendrait étayer ces allégations d'ingérence étrangère.
Trois candidats de La France insoumise (LFI), dont Piquemal, Sébastien Delogu à Marseille et David Guiraud à Roubaix, se sont regroupés le 20 mai à Paris pour dénoncer ces ingérences, suite aux révélations du Canard Enchaîné et de Libération.
Piquemal soutient que sa campagne a été marquée par la divulgation de son adresse personnelle, le piratage de ses comptes de réseaux sociaux, ainsi qu'une offensive de désinformation via de faux comptes et des publicités trompeuses sur des plateformes comme Vinted et la Dépêche du Midi. « On peut supputer que ces attaques proviennent d'entités proches de M. Netanyahou et de l'extrême droite israélienne », a-t-il affirmé, en indiquant que son adversaire politique avait longtemps soutenu le gouvernement israélien.
De la difficulté de mesurer cette influence
Le recours en annulation a été déposé le 10 mars. Son avocat, Xavier Sauvignet, a reconnu la complexité de la situation : « Il est très difficile de mesurer l'impact de ces fausses informations sur les votes. » Jean-Luc Moudenc, le candidat de la droite, a remporté le scrutin avec une avance significative dépassant les 13 000 voix.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé une « action judiciaire » concernant ces allégations d'ingérence numérique étrangère, promettant un rapport public sur le sujet. Cette enquête a révélé des implications d'une entité liée à des intérêts israéliens dans ces opérations de désinformation, comme l'ont rapporté des services tels que Viginum.







