La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a récemment annoncé une extension du filtrage d'accès aux urgences par le numéro 15 pour mieux gérer l'afflux de patients. Ce système vise à réduire l'engorgement des hôpitaux, souvent causé par des patients qui pourraient être traités dans d'autres structures.
Actuellement, ce filtrage est mis en œuvre uniquement lors de périodes critiques, comme les pics d'épidémies hivernales ou l'été. Cependant, en prévision de la prochaine saison, Rist a proposé d'entamer cette régulation dans environ une centaine d'établissements à partir de cet automne, afin d'anticiper les tensions sur le système de santé.
Les détails des établissements concernés seront déterminés par les Agences régionales de santé, et les modalités de filtrage – que ce soit 24 heures sur 24 ou seulement durant les nuits et week-ends – seront spécifiées localement. "Il est impératif d'initier cette régulation avant que les équipes ne souffrent trop", a-t-elle souligné lors d'une conférence à Paris.
La ministre a aussi évoqué le potentiel de la régulation pour diminuer de 20% le nombre de passages aux urgences sans nuire à l'accès aux soins. Elle espère une généralisation de cette procédure dans toutes les structures de santé d'ici deux ans, en encourageant également la ré-orientation des patients vers d'autres services médicaux adaptés.
Les médecins urgentistes anticipent un été difficile, semblable à l'année précédente, en raison de l'engorgement. Ils soulignent l'importance de garantir une capacité d'hospitalisation suffisante pour fluidifier le processus et éviter que les patients n’occupent les urgences trop longtemps.
Rist a exprimé son souhait de privilégier l'admission directe des patients, notamment ceux provenant des Ehpad, sans passer par les urgences. Elle a également demandé l'instauration de gestionnaires de lits dans 100% des établissements de santé, pour optimiser l'utilisation des ressources hospitalières.
En complément, le gouvernement prévoit le développement de salons d'attente pour les patients afin de réduire l'occupation de lits dans les services, notamment pour les opérations ou les transports sanitaires.







