La période de Covid-19 semble désormais révolue, mais elle a profondément marqué notre manière de travailler, notamment par l’essor du télétravail. Alors que certaines entreprises continuent de permettre une à trois journées de télétravail par semaine, d'autres restent fermes dans leur refus. Pourquoi ? Des chercheurs ont tenté d'analyser cette dynamique, et la réponse pourrait surprendre.
Ce rejet du télétravail pourrait bien renvoyer à un trait de caractère que l'on ne soupçonnerait pas nécessairement chez un patron : le narcissisme. Selon une analyse parue dans le New York Times, c'est souvent une question d'ego qui se cache derrière ces décisions, bien plus que de simples considérations professionnelles.
Un ego démesuré
Des chercheurs ont consacré six ans à étudier les raisons qui conduisent certains employeurs à s'opposer au télétravail.Après avoir interrogé des milliers de cadres, ils sont parvenus à une conclusion frappante : « Le narcissisme est le principal trait qui prédit l'opposition au télétravail, révélant ainsi un égocentrisme et un sentiment de supériorité », explique l'étude. En effet, plus les dirigeants estiment avoir une haute opinion d'eux-mêmes, plus ils ressentent le besoin de pouvoir et de statut, et manifestent une préférence pour un retour au bureau obligatoire.
Les résultats de cette enquête montrent également une corrélation entre le niveau hiérarchique et l'acceptation du télétravail. Les dirigeants de haut niveau ont tendance à avoir une vision particulièrement défavorable du travail à distance. « Les leaders narcissiques résistent souvent au télétravail car cela menace leurs besoins de contrôle et d'autonomie », précise l'étude. En l'absence de présence physique, ces dirigeants doivent se tourner vers des canaux de communication moins efficaces, ce qui peut entraver leur besoin de reconnaissance.
Il convient cependant de rappeler que, même en l'absence de télétravail, les employeurs doivent se conformer aux obligations du Code du travail, notamment en ce qui concerne la sécurité et la santé des employés. Par exemple, durant les périodes de canicule où l’open space devient inconfortable, des règles spécifiques s'appliquent pour protéger les salariés. Si vous êtes dans cette situation, n'hésitez pas à vous renseigner sur vos droits, comme le recommande un article de 20 Minutes.







