Mercredi, la municipalité de Marseille a demandé au tribunal des référés de condamner un investisseur immobilier à une amende de 1,5 million d’euros pour avoir contourné les règles sur les meublés touristiques. Le prévenu, se présentant comme « coach immobilier », est accusé d’avoir transformé des biens immobiliers résidentiels en locations touristiques sur des plateformes comme Airbnb sans les autorisations nécessaires.
Un petit immeuble du quartier historique du Panier et un appartement en centre-ville sont au cœur de cette affaire. Des manifestants ont exprimé leur mécontentement lors de l’audience, brandissant des banderoles telles que : « Rends tous les logements. Airbnb casse-toi ! Marseille n’est pas à toi ! » L’avocat de la ville, Me Jorge Mendes Constante, a déclaré que « Marseille ne veut pas de ce type d'investisseurs », et a demandé la confiscation de toutes les sociétés du contrevenant, qui totalisent quatorze appartements.
Personnalité controversée au centre des débats
Au tribunal, le profil de cet investisseur a été largement discuté. Évoquant ses propos sur les réseaux sociaux, l'avocat de la ville a cité ses slogans accrocheurs, tels que : « Un million d’euros en quatre ans grâce à la location courte durée » et « Ici, on fait du business, pas de la charité ». Son patrimoine, estimé autour de trois millions d’euros, ne fait qu’exacerber la colère des militants anti-logement indigne.
Me Martin Guerin, son avocat, a tenté de minimiser l'impact de ces accusations, en précisant que leur client avait déjà retiré ses annonces de plateformes après avoir été mis en demeure en octobre 2025. Selon lui, il a pris des mesures pour régulariser sa situation.
La défense a ainsi plaidé pour une amende réduite et une condamnation unique au lieu de plusieurs. La décision du tribunal est attendue pour le 23 septembre, alors que l’affaire continue de susciter de vives réactions parmi les habitants de Marseille.







