Des milliers de citoyens ont défilé à Narbonne dimanche pour rendre hommage à Louis, assassiné fin juin. Cet événement a pris une tournure politique avec la participation de figures d'extrême droite comme Éric Zemmour et Marion Maréchal, provoquant des débats sur la justice pénale.
La foule, estimée à environ 4 500 selon la police, vêtue majoritairement de blanc, s'est dirigée de l'hôtel de ville jusqu'à l'endroit tragique où Louis, âgé de 17 ans, a été abandonné par ses agresseurs, décédant trois jours plus tard des suites de ses blessures.
"La racaille en prison, ni oubli ni pardon" ou encore "Français, défends-toi, tu es ici chez toi", étaient des slogans scandés avec énergie, accompagnés de nombreux drapeaux tricolores. Une pancarte interpellait : "Serons-nous les prochains ?".
- Colère froide -
Arrivés devant le lieu du drame, la mère de Louis, dont le nom n’a pas été révélé, tout comme sa sœur, Marie-Julie Marteau, assistante parlementaire du député Rassemblement National du Var, Philippe Lottiaux, ont pris la parole. Les organisateurs ont alors fait écouter une chanson que Louis aurait écrite pour sa mère, touchant profondément l’audience.
Les larmes coulaient tandis que la mère de Louis exprimait son chagrin : "Ta guitare est toujours à la maison, elle restera silencieuse comme toi". Cependant, la tristesse a rapidement laissé place à une colère croissante. "Je ne veux plus entendre parler d'excuses de minorité... Ce n'est pas acceptable que les assassins ne purgent que quelques années de prison", a-t-elle déclaré, suscitant des applaudissements nourris dans la foule.
Cinq jeunes, dont trois mineurs, ont été mis en examen pour tentative d'assassinat et placés en détention provisoire. La mère a réaffirmé son intention de se battre pour que justice soit faite : "Je me battrai pour qu'ils prennent tous 30 ans de peine ferme", a-t-elle affirmé, avant que la foule ne scande "Justice pour Louis !".
Un homme dans la masse a crié pour rétablir la peine de mort, mais une femme lui a rappelé que ce n'était pas le moment. La tension était palpable alors que la foule se préparait à écouter les personnalités présentes.
- Bain de foule -
Après les discours, la famille s'est éloignée, laissant place à Éric Zemmour qui a rapidement attiré une foule, mêlant selfies et poignées de main. "C'est plus qu'une marche blanche, c'est un cri de révolte", a déclaré Gabrielle Péré, venue de Nice, en faveur d'un retour à la peine de mort.
Ce désir de rétablir la peine capitale a été exprimé maintes fois au cours de la marche. La présence de 400 identitaires dans ce cortège a également été signalée par la police, bien plus qu'au rassemblement précédent, auquel la famille avait refusé de se joindre.
Le père de Louis, Nicolas Hervé, avait lui-même organisé une marche à Carcassonne avec environ 500 participants, moins politisée et plus centrée sur la mémoire de son fils. Ces événements soulignent une inquiétude croissante face à la violence juvénile, allant jusqu'à susciter des réflexions sur les lois actuelles entourant la justice pénale.







