Dix mois d'engagement rémunéré à hauteur de 800 euros par mois : la campagne de recrutement pour le service national volontaire a été lancée le 12 janvier dernier. L'objectif est de sélectionner environ 3 000 volontaires pour 2026, avec une ambition à long terme de porter ce chiffre à 10 000.
Parmi les premiers candidats, Enzo, 20 ans, a décidé de faire le pas vers l'armée de Terre. Son choix a été influencé par son frère et son père, anciens militaires. "Mon père m'a toujours parlé de son expérience comme sentinelle, alors je me suis dit que c'était une belle voie à explorer," confie-t-il.
Le processus d'inscription a débuté à Paris, où le chef d'escadron Cédric, à la tête du centre de recrutement, observe une tendance commune parmi les jeunes. "Ils cherchent à donner du sens à leur vie et leur carrière," explique-t-il, soulignant l'importance de l'engagement pour beaucoup de ces jeunes.
Une centaine de candidatures dans l'armée de l'Air
Thomas, 22 ans, nourrit également des ambitions militaires. Dans le cas où sa candidature serait acceptée, il suivra une formation militaire et apprendra un métier. "La sécurité de l'emploi et le travail d'équipe m'attirent beaucoup," partage-t-il, insistant sur l'absence de hiérarchie stricte dans l'armée.
Cette relance du service national volontaire a été annoncée par le président Emmanuel Macron pour renforcer les capacités de l'armée française. Le commissaire Thierry de la Burgade, directeur du projet Service National, précise que l'armée de l'Air a déjà reçu près d'une centaine de candidatures. Selon des sources, le gouvernement vise un total de 3 000 recrutements cette année.
À l'issue de leur service, les jeunes auront la possibilité de poursuivre leur engagement dans l'armée ou d'intégrer la réserve opérationnelle, offrant ainsi des perspectives de carrière précieuses dans un contexte de sécurité nationale qui évolue rapidement.
Cet intérêt croissant pour le service national volontaire pourrait également faire écho aux préoccupations plus larges de la société française, où le désir de servir et de contribuer au bien commun est en augmentation. Des experts estiment que ce programme pourrait transformer la perception de l'engagement militaire parmi la jeunesse.







