Mahdieh Esfandiari, une Iranienne de 39 ans, est actuellement jugée à Paris pour des accusations d'apologie du terrorisme suite à ses déclarations sur les récents massacres en Israël attribués au Hamas, survenus le 7 octobre 2023.
Arrivée en France en 2018, Esfandiari a poursuivi des études de master avant de créer une entreprise de traduction. Elle fait face à des poursuites avec d'autres coaccusés pour avoir partagé en ligne des messages incitant à la violence sur des plateformes comme Telegram et X, ainsi que sur des sites d'extrême droite.
À l'ouverture de son procès, elle a affirmé vouloir rectifier les 'mensonges' à propos de son rôle. Le 30 octobre 2023, les autorités françaises avaient été alertées par des publications sur un compte Telegram louant l'attaque du Hamas, incitant à des actes de violence et dénigrant la communauté juive. Les juges d'instruction notent qu'elle aurait joué un rôle clé dans l'organisation 'Axe de la Résistance'.
Mahdieh Esfandiari, qui a purgé près de huit mois de détention provisoire, est poursuivie pour encourager des actes terroristes, un délit passible de lourdes sanctions. Parmi ses messages, elle a affirmé que ces attaques apportaient 'le bonheur à des milliards de gens dans le monde'.
Au cours de son interrogatoire, elle a admis avoir créé la chaîne 'Axe de la Résistance', tout en niant être l'autrice des publications incriminées. Sa défense repose sur une interprétation d'un 'acte de résistance' plutôt que de terrorisme, tout en arguant que des violences avaient aussi touché des civils palestiniens.
Le procès se déroule dans un contexte tendu, alors que la situation en Iran reste délicate, la nation étant secouée par des mouvements de protestation réprimés. L'accusée pourrait servir de monnaie d'échange entre Paris et Téhéran, les autorités iraniennes espérant la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français condamnés en Iran pour espionnage.
Le ministre des Affaires étrangères iranien a évoqué des accords de négociation concernant cet échange, tandis que le gouvernement français préfère garder le silence sur les implications judiciaires. Le Premier ministre a justifié cette retenue par la préoccupation pour la sécurité des deux Français détenus, soulignant la fragilité de leur situation. Il y a également des attentes concernant le bien-être de Kohler et Paris, qui, selon leurs familles, commencent à se remettre après leur détention, mais sont impatients de retourner en France.
Le procès d'Esfandiari, qui suscite un intérêt croissant, devrait durer quatre jours et englobe des questions essentielles sur la liberté d'expression et la lutte contre le terrorisme.







