Le 20 janvier, une surveillante a été violemment agressée au sein de l'établissement alors qu'elle tentait d'intervenir lors d'une bagarre entre élèves. Depuis, l'équipe éducative a décidé de faire grève, dénonçant non seulement cet incident, mais aussi un climat de plus en plus tendu marqué par un nombre insuffisant d'encadrants pour les 935 élèves de l'établissement.
Clélia Petit, professeure de français et membre du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES), a exprimé cette inquiétude dans un entretien accordé à BFMTV. "On doit faire face à un manque alarmant de surveillants et d'enseignants, ce qui laisse nos élèves sans repères, et contribue à une montée de la violence", a-t-elle déclaré.
Selon les représentants du SNES-FSU, l'école, initialement conçue pour accueillir 900 élèves, voit en réalité son effectif grimper à 935, avec 32 classes au lieu des 30 prévues. "Nous sommes à saturation", a ajouté Séverine Servet, membre du syndicat.
L'incident du 20 janvier aurait été le troisième agression signalée à l'intérieur de l'établissement. Les alarmes à incendie sont de plus en plus fréquentes, ajoutant une pression supplémentaire sur le personnel scolaire et les élèves, selon les syndicats.
Une pression constante
Clélia Petit a souligné que cette situation est le résultat d'un manque de moyens et d'un soutien insuffisant des autorités. "Les élèves sont sous pression, ce qui les pousse parfois à des comportements explosifs. Ce n'est pas leur faute, mais celle du système qui n'offre pas ce dont ils ont besoin", a-t-elle ajouté.
Malgré une rencontre avec le rectorat, aucune solution concrète n'a été proposée pour renforcer l'encadrement scolaire. Les personnels de l'établissement continuent d'appeler à la mobilisation afin de faire entendre leurs demandes et d'améliorer la sécurité au sein du collège.







