L'accessibilité des bâtiments publics dans le Cher avance, mais lentement. Un rapport récent, élaboré par Laurent Méchineau, représentant des personnes en situation de handicap à la commission départementale d'accessibilité, examine les efforts réalisés par les 290 communes du département sur les neuf dernières années.
Ce bilan met en lumière les bons et les mauvais élèves. Si certaines communes, telles que Sainte-Thorette et Loye-sur-Arnon, se démarquent par leurs initiatives, d'autres comme Germigny-l'Exempt ou Orcenais n'ont encore rien mis en place. Selon Méchineau, 17 communes ont respecté leurs obligations, mais 12 communes font preuve d'immobilisme sur le sujet. Il souligne l'accessibilité croissante, notamment dans les grandes communes, bien que des villes comme Vierzon semblent à la traîne.
« Le Pôle d'Équilibre Territorial et Rural (PETR) offre des financements, mais son utilisation laisse à désirer », constate Méchineau. « Nous avons identifié 93 gîtes accueillant 15 personnes ou plus qui ne sont pas enregistrés comme Établissements Recevant du Public (ERP). Suite à des inspections, cinq d'entre eux ont reçu des avis défavorables en matière de sécurité et d'accessibilité, ce qui est inacceptable. »
Linda Gomant, également membre de la commission, tire la sonnette d'alarme. « Il est temps d'appliquer la loi et de sanctionner les récalcitrants. Certaines grandes surfaces, notamment à Bourges, ne respectent pas leurs obligations d'accessibilité, ce qui est inacceptable », déclare-t-elle. Actuellement, les amendes pour non-respect de la loi peuvent atteindre 5.000 euros.
L'accessibilité des bureaux de vote est également une préoccupation. Méchineau rappelle que les isoloirs doivent être adaptés pour les personnes en fauteuil roulant, et que les machines à voter doivent avoir des claviers en braille et être installées à une hauteur appropriée.
Pour conclure, bien que des améliorations notables aient été constatées dans certaines communes du Cher, l'absence de mesures rapides et l'immobilisme persistant d'autres demeurent préoccupants. Les acteurs du secteur, comme ceux de l'association Vie et Souffle, resteront vigilants afin de garantir une meilleure accessibilité pour tous.







