Mardi, Emmanuel Macron a ouvert un conseil de défense consacré à la situation au Moyen-Orient en rendant hommage au major Arnaud Frion, un militaire de 42 ans, "mort pour la France" en Irak. Ce dernier a été tué lors d'une attaque de drones orchestrée par une milice pro-iranienne, alors qu'il œuvrait pour la sécurité et la lutte contre le terrorisme.
"Le major Frion est tombé dans l'accomplissement de sa mission", a affirmé le Président, soulignant la nécessité de défendre la souveraineté irakienne et, par extension, la sécurité française. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a également honoré sa mémoire au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, là où le militaire servait.
La tragique perte a également touché les camarades d'Arnaud, car six autres militaires français ont été blessés lors de cette attaque et ont été rapatriés pour soins en France. La solidarité nationale envers la famille et les proches de Frion a été exprimée par Macron : "La Nation est avec vous, dans ce moment de douleur. J'adresse une pensée particulière aux blessés en soins intensifs".
Le cercueil du major, drapé du drapeau tricolore, était entouré de ses médailles, dont la croix de chevalier de la Légion d'honneur attribuée à titre posthume. Dans un discours poignant, Vautrin a déclaré : "La France n'oubliera pas le sacrifice d'Arnaud Frion. Ce sacrifice est le prix de notre liberté et de notre sécurité".
Frion avait intégré les chasseurs alpins en 2004 et avait participé à plusieurs missions à l'international, notamment au Tchad, en Afghanistan et au Mali. Cette face héroïque du militaire est saluée tant par ses supérieurs que par ses pairs. L'adjudant-chef a été promu au rang de major à titre posthume, témoignant de sa bravoure et de son engagement.
L'attaque tragique s'est déroulée sur une baseiraq sous contrôle des peshmergas, au Kurdistan, où les militaires français étaient engagés dans le cadre d'une coalition contre l'État islamique. Les tensions dans cette région ont connu une intensification, les factions pro-iraniennes multipliant les attaques, ce qui accentue la complexité de la situation sécuritaire. Selon l'agence de presse AFP, ces attaques sont souvent ciblées sur des dispositifs militaires américains, mais la défense antiaérienne a pu en neutraliser plusieurs.







