Dans la commune d'Issamoulenc, une initiative visant à préserver les pins de Salzmann a été récemment lancée par le Parc naturel régional des Monts d'Ardèche et l'Office National des Forêts (ONF). Environ 200 jeunes arbres ont été plantés sur une parcelle de 2 hectares pour protéger la génétique de cette espèce rare contre d'éventuels incendies.
Les pins de Salzmann, considérés comme les arbres les plus rares de France, se trouvent principalement dans l'Ardèche, le Gard, l'Hérault et les Pyrénées-Orientales. Précédemment, l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA) avait déjà établi un verger conservatoire à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, il y a près de 20 ans. Toutefois, le nouveau verger d'Issamoulenc se veut une réponse stratégique face aux risques d'incendie. D'après Laurent Golliard, technicien à l'ONF, "l'idée est de déplacer ces clones ardéchois à une altitude de 800 mètres pour assurer leur sécurité".
Les jeunes pins de Salzmann, mesurant entre 30 et 50 cm, bénéficient d'une protection contre les cervidés grâce à des clôtures. Bien que ces plants ne seront matures qu'après 20 ans, l'objectif principal reste scientifique. En effet, il est formellement interdit à l'ONF et au parc régional de récolter des graines pour d'autres projets de plantation. À Banne, des pins de Salzmann protégés ont été identifiés pour permettre des récoltes futures, assurant ainsi la pérennité de cette espèce.
Ce projet novateur s'inscrit dans une démarche plus large de préservation de la biodiversité en France, alors que les menaces pesant sur les espèces végétales et animales se multiplient. Le succès de cette initiative pourrait ouvrir la voie à d'autres projets similaires, portant un nouvel espoir pour la conservation des espèces rares.







