Sur les 104 députés qui se sont aventurés dans les municipales, 38 ont émergé en tant que maires. Néanmoins, la loi interdit la double casquette, les forçant à trancher entre leur siège à l'Assemblée et leur nouvelle fonction d'édile.
Être maire ou député ? Telle est la question pressante à laquelle ces élus doivent répondre rapidement. D'après les résultats du 22 mars, 38 députés ont remporté les élections municipales, mais leur nouvel engagement soulève un dilemme : cumuler ces deux fonctions n'est pas permis. Comme le souligne Actu, ils ont un délai de 30 jours pour faire leur choix décisif.
S'ils optent pour l'Assemblée, ils disposent de l'option de confier les affaires municipales à un colistier. En revanche, s'ils choisissent de se retirer, un suppléant ou un nouveau député pourrait les remplacer grâce à une législative partielle.
Une vague de départs de l’Assemblée
Il semble que la majorité des nouveaux maires privilégie leur engagement local, entraînant ainsi un exode significatif de l'Assemblée. Parmi les rares figures qui resteraient, le député PS Stéphane Hablot, vainqueur à Vandœuvre-lès-Nancy, la députée LR Michèle Tabarot du Cannet, et le rapporteur général du Budget LR Philippe Juvin, élu à La Garenne-Colombes, ont tous désigné un colistier pour gérer leurs mairies.
Au sein des différents groupes politiques, les résultats sont variés. Du côté de La France Insoumise, quatre députés sur 17 ont obtenu un mandat de maire, comme le député David Guiraud à Roubaix. Pour le Parti Socialiste, trois sur douze étaient élus, citons Emmanuel Grégoire à Paris. En revanche, tous les députés LR se sont vus élus maires. À l’inverse, les Verts ont subi des revers, leurs trois députés échouant à conquérir une mairie. Enfin, le Rassemblement National a vu huit de ses députés sur 35 devenir maires, parmi eux Christophe Barthès à Carcassonne et Éric Ciotti à Nice.







