Une intersyndicale de l'Éducation nationale a appelé à mobiliser contre les réductions de postes d'enseignants, entraînant une Grève nationale prévue ce mardi 31 mars. Dans les Bouches-du-Rhône, un cortège partira à 11h des Réformés à Marseille, et un autre à 12h depuis la sous-préfecture d'Arles.
Les syndicats de la FSU, de l'Unsa, de la CFDT, de la CGT et de SUD s'opposent fermement aux choix budgétaires du gouvernement, pointant du doigt les suppressions d'emplois et le gel des augmentations salariales dans un communiqué commun. Ils déclarent : « Ces choix ne peuvent qu'aggraver un service public d'Éducation déjà affaibli ».
Invité sur ICI Provence, Franck Balliot, co-secrétaire de la FSU 13, a souligné l'impact de ces mesures sur l'éducation.
Les effets des suppressions de postes sont déjà visibles dans le second degré, entraînant des classes surchargées et une réduction de l'offre de formation, exacerbant ainsi des vies scolaires déjà asphyxiées par le manque de moyens. Certaines organisations affirment qu'un budget 2026 pourrait être synonyme de dégradation des conditions de travail et de déclassement salarial continu.
Au total, 4.000 postes d'enseignants sont susceptibles d'être supprimés pour la rentrée 2026, incluant 1.891 dans le premier degré public et 1.365 dans le second. Déjà, en janvier, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, avait justifié ces coupures par une chute démographique vertigineuse. Selon les données de la Direction des études statistiques, les effectifs d'élèves pour la rentrée 2025 ont diminué de 1,7 %, représentant 106.900 élèves de moins par rapport à 2024.







