L'assurance-vie est souvent considérée comme l'un des outils d'épargne les plus judicieux pour transmettre un capital à ses proches. Cependant, à partir de 70 ans, ce produit présente certaines limites qui méritent d'être examinées.
Grâce à sa fiscalité attractive, l'assurance-vie est une option prisée par les Français, en particulier pour la gestion à long terme de leur épargne. Comme le souligne Capital, il n'y a pas de restriction d'âge pour souscrire une assurance-vie. Elle demeure ainsi une solution pour préparer la transmission de son patrimoine, peu importe l'âge de l'assuré. Au moment du décès, les bénéficiaires désignés dans le contrat peuvent bénéficier d'un avantage fiscal significatif.
Chaque bénéficiaire bénéficie d'un abattement sur les droits de succession de 152 500 euros. Toutefois, cette disposition ne concerne que les versements effectués avant le 70ème anniversaire de l'assuré. Passé cet âge, l'abattement est réduit à 30 500 euros, ce qui doit être partagé entre tous les bénéficiaires. De plus, les intérêts et plus-values ne sont pas inclus dans ces montants, qui ne concernent que les sommes versées par l'assuré. La plus-value, elle, est exonérée de droits de succession.
Les abattements cumulables sur l'assurance-vie et la succession
Dans le cadre d'une succession, les conjoints sont exonérés de droits de succession, quel que soit le montant hérité. Les enfants et les parents, quant à eux, profitent d'un abattement supplémentaire de 100 000 euros sur les droits de succession, à condition de ne pas avoir utilisé ce montant lors d'une donation au cours des 15 dernières années.
Cet abattement se cumule avec celui de l'assurance-vie. Par conséquent, si le montant réintégré dans la succession après abattement de l'assurance-vie est inférieur à 100 000 euros, l'enfant ou le parent ne paiera aucun droit. Les frères et sœurs bénéficient d'un abattement de 15 932 euros, tandis que les neveux et nièces disposent d'un abattement de 7 967 euros.
Ce dispositif rend l'assurance-vie séduisante même après 70 ans, en particulier si le bénéficiaire est un conjoint ou un proche en ligne directe. Toutefois, il est essentiel de rester vigilant lorsque l'on souhaite transmettre un capital à une personne en dehors du cercle familial. Il est en effet crucial de veiller à la régularité et au montant des versements afin d'éviter les conflits avec les héritiers légaux, qui pourraient contester une donation dissimulée.







