La stratégie iranienne vise à déstabiliser les intérêts technologiques et économiques des pays du Golfe depuis le début du conflit dans la région. Les récentes attaques, d'après le site BFM TV, ont conduit à de graves dommages matériels à plusieurs centres de données d'Amazon Web Services (AWS), situés près de Dubaï et à Bahreïn. Les impacts ont été dévastateurs : pannes généralisées, incendies et inondations due aux systèmes de refroidissement défaillants.
Amazon vient de déclarer qu'il faudrait plusieurs mois pour restaurer ses services cloud dans cette zone. Selon un communiqué d'AWS, un retour à la normale pourrait prendre jusqu'à six mois, avec des régions encore indisponibles pour les clients. Entre-temps, la société a suspendu la facturation pour atténuer les pertes, une mesure qui pourrait atteindre 150 millions de dollars, d'après Ars Technica.
Investissements gelés dans la région
La gravité des dommages explique le long délai attendu avant la reprise des opérations. Amazon Web Services conseille également à ses clients de migrer vers d'autres infrastructures cloud et d'utiliser des sauvegardes distantes pour minimiser les impacts des pannes.
Des entreprises comme Careem, basée à Dubaï, ont réussi à restaurer rapidement leurs services grâce à cette migration. Toutefois, de nombreuses sociétés doivent maintenant adopter une approche prudente. Gary Wojtaszek, PDG de Pure Data Centre Group, a déclaré à CNBC : "Personne ne va se précipiter dans un bâtiment en flammes. Aucune nouvelle injection de capitaux ne sera faite tant que la situation ne sera pas stabilisée."
Le conflit s'étend également aux géants de la technologie, aujourd'hui ciblés par Téhéran. Le Corps des Gardiens de la Révolution a récemment désigné des entreprises comme Google, Microsoft, et IBM comme de potentielles cibles. Cette menace renforce l'atmosphère d'incertitude à l’égard des investissements futurs.







