L'extension moderne de la cathédrale Saint-Maurice à Angers, réalisée en béton armé, est en bonne voie, avec la dernière touche donnée par les maçons de l'entreprise Albizzati, implantée près de la frontière suisse. À seulement 67 jours de l'inauguration, prévue le 1er février, ils travaillent intensément sur la toiture de cet édifice emblématique, un projet qui s'avère plus complexe qu'initialement prévu.
Depuis que les murs de la galerie contemporaine ont été scellés l'été dernier, les artisans sont désormais perchés sur des échafaudages, loin des curieux Angevins et des touristes désireux d'apercevoir ce projet audacieux, signé de l'architecte japonais Kengo Kuma. Le projet, financé par l'État à hauteur de 4,5 millions d'euros, inclut également des études et des fouilles archéologiques.
Fernando Pereira, l'un des deux chefs de chantier, évoque les réticences initiales de certains passants. Lorsque nous sommes arrivés sur le site en mai dernier, il y avait des avis partagés. Nous avons réussi à convaincre de nombreux opposants en rappelant l'importance de protéger les décors d'origine du portail. Sans cette intervention, les futures générations n'auraient pas pu apprécier l'œuvre comme nous le faisons aujourd'hui.
Ces mots illustrent l'engagement des artisans à marier modernité et respect du patrimoine.
Cette galerie contemporaine, qui promet de devenir un lieu de rencontre et d'échange, est plus qu'une simple extension : elle incarne un dialogue entre l'architecture d'hier et celle de demain. Les Angevins attendent avec impatience le moment où ils pourront découvrir cette nouvelle addition à leur paysage culturel.







