Cette année a été particulièrement bénéfique pour la SNCF, qui a enregistré un bénéfice de 1,8 milliard d'euros, en hausse par rapport à l'année précédente. L'accroissement de ces bénéfices est propulsé par la performance de SNCF Voyageurs, engendrant 20,8 milliards d'euros de revenus, soit une augmentation de 3%. Au total, 168,4 millions de passagers, incluant les services Inoui, Ouigo et Eurostar, ont été transportés, ce qui représente une croissance de 3,5% des passagers et un record de fréquentation.
Bien que la concurrence de Trenitalia, qui intensifie ses services vers des villes comme Lyon et Marseille, soit palpable, le succès des TGV de la SNCF reste indéniable. En effet, les statistiques récentes montrent que 35% des TGV étaient complets, un chiffre en hausse de 2 points par rapport à l'année précédente.
Cependant, la régularité des trains a pris un coup, avec seulement 78,6% des TGV Inoui et Ouigo arrivant à l'heure, une baisse par rapport aux 79,7% de 2024. Cette situation met en lumière les défis que la SNCF doit encore surmonter pour maintenir la satisfaction de sa clientèle malgré des résultats financiers globalement positifs.
Hausse des coûts liés aux grèves
D'après les rapports internes, la flotte de trains SNCF a vu une hausse du trafic, aussi bien pour les voyages d’affaires que de loisirs, même si les premiers mois de 2025 avaient enregistré un recul. L’attrait des passagers pendant les vacances d’été et les weekends d'automne a néanmoins permis un rebond, avec 128 millions de passagers utilisant les services Inoui et Ouigo. La rentabilité de SNCF Voyageurs a ainsi grimpé à 2,7 milliards d'euros, renforçant la position de l’opérateur sur le marché des transports en France et à l’international.
Malgré ces résultats encourageants, plusieurs obstacles demeurent. Le retard dans la livraison des nouveaux TGV M a retardé l'expansion de la capacité, alors même que l’opérateur s’attendait à de nouvelles rames pour répondre à la demande croissante. L'introduction des premiers TGV M dans le réseau aura lieu en juillet prochain, à Marseille.
Il est également important de noter que les grèves, plus fréquentes en 2025, ont eu un impact notable sur les opérations de la SNCF. Estimées à un coût de 41 millions d'euros en perte de chiffre d'affaires, ces interruptions touchent particulièrement les TGV, qui ont enregistré une baisse de 34 millions d'euros dans leurs recettes.
Dans l'ensemble, bien que la SNCF ait défié la concurrence avec un taux de remplissage notable, il est crucial qu'elle aborde ces défis concrets pour consolider son image et son offre auprès des passagers. La dynamique actuelle indique un tournant potentiel vers une amélioration de l'expérience client.







