L'État et la hausse du carburant : une analyse défensive du ministère de l'Économie

Le ministère de l'Économie met en lumière les véritables enjeux de la hausse des carburants.
L'État et la hausse du carburant : une analyse défensive du ministère de l'Économie
Le PDG de Coopérative U avait affirmé que l'Etat était le grand gagnant de l'inflation du carburant causée par la guerre au Moyen-Orient. LP/Fred Dugit

Le ministère de l'Économie a contesté les allégations de Dominique Schelcher, le PDG de Coopérative U, qui a affirmé que l'État serait le principal gagnant de la flambée des prix des carburants, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient. Lors d'une conférence téléphonique le 5 mars, Bercy a précisé : « Un choc pétrolier n'a jamais été bénéfique pour les finances publiques », soulignant que cela impacte négativement la croissance et, par conséquent, les recettes fiscales.

Le ministère a également ajouté que la plus grande partie des recettes fiscales provenant des carburants, spécifiquement les accises sur les produits pétroliers, ne fluctue pas avec le coût du brut. Seule la TVA, à 20 %, augmente avec le prix à la pompe.

Dominique Schelcher avait précédemment déclaré que « plus de 51 % du prix que vous payez à la pompe est siphonné par l'État ». En réponse, Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement national, a proposé une réduction des taxes sur les carburants pour compenser les hausses.

Pas de crainte sur l'approvisionnement

En réaction à ces déclarations, l'entourage de Roland Lescure, ministre de l'Économie, a noté que le Rassemblement national et d'autres critiques simplifiaient la situation pour promouvoir leurs propres intérêts. Selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), le prix d'un litre de carburant est composé d'environ 30 % de coûts de matières premières, 50 à 55 % de taxes (TVA incluse) et 15 à 20 % de coûts de distribution.

Le ministère a également rencontré jeudi des acteurs du secteur pour garantir un approvisionnement adéquat et éviter des hausses excessives des prix. L'Ufip a indiqué qu'il n'y a pas d'inquiétude majeure concernant l'approvisionnement : « Bien qu'il puisse y avoir des ruptures ponctuelles dans certaines stations, le taux d'opération au niveau national est de 97 %. »

Lire aussi

L'État et la hausse du carburant : une analyse défensive du ministère de l'Économie
Découvrez la position du ministère de l'Économie sur la hausse des prix à la pompe, réfutant les accusations selon lesquelles l'État serait le grand bénéficiaire de cette situation.
18h06
La SNCF maintient ses TGV pleins malgré la pression de Trenitalia
Découvrez comment la SNCF a enregistré un remplissage record de 86% de ses TGV malgré la concurrence de Trenitalia.
17h45
Un grand moment pour Nantes : le tablier du pont Anne-de-Bretagne sur le point d'arriver
Le tablier du pont Anne-de-Bretagne pourrait enfin arriver à Nantes ce samedi. Conditions météo favorables et logistique en place laissent espérer un dénouement positif.
16h12
Moyen-Orient : la Bundesbank met en garde contre un risque de stagflation en zone euro
La Banque fédérale d'Allemagne prévient des risques de stagflation en zone euro à cause des conflits au Moyen-Orient. Analyse des enjeux économiques à venir.
15h42
La France, championne de la parité dans les conseils d'administration
La France se classe deuxième mondialement en parité femmes-hommes dans les entreprises, avec des avancées significatives dans les conseils d'administration.
08h42
La Chine annonce des ambitions de croissance modérées pour 2026
La Chine vise une croissance de 4,5 à 5% en 2026, un objectif prudent face à des défis économiques. Explorez les enjeux de ce changement stratégique.
04h12