Dans une récente apparition sur France 2, Michel-Édouard Leclerc a exprimé son indignation face à l'augmentation de près de 15 % des prix des carburants dans ses stations. Il a directement imputé cette situation aux raffineurs, dénonçant une « bulle spéculative » qui pèse fortement sur le marché. Leclerc a affirmé que les distributeurs, dont le groupe Leclerc, proposent leurs produits quasiment à prix coûtant.
« C'est probablement une bulle, une bulle d'anticipation, une bulle spéculative, très en amont, au niveau des raffineries. Ce n'est évidemment pas le pompiste qui est la cause de cette inflation », a-t-il déclaré, soulignant que les répercussions de cette situation se font sentir à l'échelle européenne. Selon Leclerc, les groupes comme Total, BP et Shell sont en grande partie responsables de cette flambée des prix.
Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc a exprimé sa surprise face à cette hausse brutale, malgré les assurances données par certains acteurs du marché sur l'existence de stocks suffisants. Il a également précisé que ni les stations Leclerc, ni celles de Système U, Intermarché ou Carrefour ne profitent de cette hausse. « En aucun cas les pompistes ne se font une marge. On est pratiquement à prix coûtant, c'est-à-dire sans marge », a-t-il insisté.
Des perspectives préoccupantes sur les prix
Leclerc a également averti que la tendance à la hausse pourrait se poursuivre. Malgré les appels à un contrôle des prix par l'État, il s'oppose fermement à cette mesure, soutenant qu'il faut s'attaquer aux causes en amont. « Ce n'est pas là qu'il faut aller chercher. Il faut aller en amont dans les raffineries, demander aux raffineurs pourquoi ils ont répercuté tout de suite cette inflation », a-t-il ajouté, suggérant que la surveillance de certains acteurs de marché libre pourrait également être nécessaire.







