L'élève qui a tragiquement mis fin aux jours d'Agnès Lassalle, professeure d'espagnol, dans sa classe à Saint-Jean-de-Luz en février 2023, sera jugé mardi 21 avril 2026 devant la cour d'assises des mineurs.
Ce procès, prévu à huis clos, se concentrera sur la responsabilité pénale de ce jeune homme, qui n'avait que 16 ans lors des faits. Agnès Lassalle, une enseignante respectée de 53 ans, a été poignardée en pleine classe, un acte tragique qui a profondément choqué la communauté éducative. Sur les lieux, elle a reçu un coup fatidique à la poitrine, une blessure qui a coûté sa vie malgré les efforts des secours.
Le jour du drame, l'adolescent a verrouillé la porte de la classe et s'est approché de sa professeure avec un couteau de cuisine de 18 cm. Des témoins rapportent qu'il a frappé « d'un coup sec », provoquant une panique généralisée parmi les élèves présents.
Des expertises psychiatriques contrastées
Lors du procès à Pau, les jurés devront examiner la santé mentale de l'accusé, qui a maintenant 19 ans. Ce dernier a expliqué son acte en évoquant une « petite voix » qui l'aurait incité à faire le mal. Les expertises psychiatriques qui l'ont suivi sont diversifiées; certaines concluent à un discernement intact, tandis que d'autres estiment qu'il était altéré au moment des faits.
Les discussions aborderont également la question de la préméditation. Il est souligné que l'accusé avait préparé son geste en récupérant le couteau la veille, d'après les informations rapportées par La Nouvelle République.
Un sujet brûlant dans l'éducation
Cette affaire a suscité une onde de choc au sein de la communauté éducative, marquant un énième épisode de violence à l'encontre des enseignants. Une minute de silence avait été observée dans le pays, rappelant d'autres tragédies passées, comme l'assassinat de Samuel Paty. Au fil des décennies, l'AFP dénombre une dizaine de meurtres de professeurs en France, un phénomène qui interpelle sur la sécurité dans les établissements scolaires.







