Près de Bourges, dans le Cher, des milliers de personnes se sont encore rassemblées sur un terrain militaire lors d'une immense rave party tenue les 2 et 3 mai. Les derniers participants commencent à évacuer les lieux ce lundi 4 mai, alors qu'une forte présence de gendarmes est observée. Les riverains expriment un soulagement, bien que certains craignent pour les conséquences sur les cultures locales.
Alors que la musique continue de vibrer, les allées se dégagent lentement. À Cornusse, après quatre jours de fête illégale, la sortie devient une épreuve pour les festivaliers, contraints de passer par 19 points de contrôle des forces de l'ordre.
Un jeune homme, rencontré à la sortie, a révélé avoir payé "135 euros pour l'arrêté préfectoral", tout en ajoutant que "pour quatre jours, on s'y attendait un peu, donc ce n'est pas si grave." Depuis dimanche, un total de 3 500 procès-verbaux ont été rédigés, dont 150 pour consommation ou possession de drogues. Les gendarmes effectuent des fouilles des sacs avec l'appui d'unités cynophiles, récupérant divers stupéfiants abandonnés, y compris de la cocaïne et de la résine de cannabis.
Les festivaliers présents au contrôle semblent accepter sans résistance : "Ça ne nous surprend pas, c’est un milieu culturel très réprimé ces dernières années. Certes, beaucoup de drogues circulent, mais il ne faut pas généraliser," souligne l'un d'eux.
Les essais militaires reprennent
Durant ce week-end tumultueux, plusieurs participants ont dû être transportés à l’hôpital, avec quatre d'entre eux en urgence absolue, bien que peu d'informations soient disponibles à ce sujet. Les agriculteurs du voisinage se disent soulagés à l'idée de la fin de l’événement : "Ce week-end a été difficile, depuis vendredi matin, trois heures, nous n’avons pas pu dormir, surveillant aussi nos biens et nos fermes," témoigne un cultivateur.
Pour sa part, l'armée a averti que les essais militaires reprendraient aujourd'hui sur le site, sans risque pour les 8 000 festivaliers encore sur place. Les autorités appellent au calme tout en rappelant les règles, un retour à l'ordre indispensable dans ce contexte troublé.







