Dans une affaire qui soulève de vives inquiétudes sur les pratiques de logement à Marseille, un marchand de sommeil a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 20 000 euros. Âgé de 67 ans, il avait été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Marseille de soumettre une personne vulnérable à des conditions de vie déplorables.
Ce propriétaire a loué une cave insalubre, surnommée "un trou à rats" par l'accusation, à un jeune Tunisien travaillant dans la restauration. Le local, d'une superficie de seulement 9 m², était équipé d'une salle d'eau de 2,5 m² et accessible par un escalier sombre à partir d'une trappe située au niveau du trottoir.
Cette condamnation a été accueillie avec un mélange de soulagement et d'indignation par les associations de défense des droits des locataires. "C'est une victoire pour ceux qui luttent contre le mal-logement", a déclaré une représentante de l'association Droit au Logement à France 3. Selon cette source, des résidents et le syndic d'un immeuble de la rue Curiol avaient signalé les conditions inacceptables de ce logement, mettant en lumière la nécessité d'une vigilance accrue dans le secteur locatif.
Cette affaire soulève également des interrogations sur le nombre croissant de marchands de sommeil en France, a mentionné le journal Le Monde. Les experts estiment que des mesures plus strictes et des contrôles réguliers seraient nécessaires pour lutter contre ce fléau. "Nous devons agir ensemble pour protéger les plus vulnérables", affirme un membre de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale.
Alors que cette affaire fait la lumière sur les pratiques illégales dans le secteur locatif, elle rappelle l'importance d'une régulation stricte pour garantir un logement digne à chaque citoyen.







