Les récentes manifestations en Iran, marquées par une répression brutale, ont déjà causé la mort d'au moins 192 personnes selon l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. Ces événements tragiques surviennent alors que le président américain Donald Trump a déclaré que Téhéran souhaitait "négocier", tout en n'excluant pas l'option militaire.
Lors d'une communication à bord de l'Air Force One, Trump a exprimé son inquiétude face à l'escalade des violences, signalant que l'Iran franchissait des "lignes rouges" établies en matière de droits humains. Les manifestations, qui représentent un soulèvement sans précédent depuis trois ans, ont également entraîné l'arrestation de plus de 2 600 manifestants. Les hôpitaux en Iran, tels que relayés par le Centre pour les droits de l'homme en Iran, sont actuellement débordés par l'afflux de blessés, une situation alarmante corroborée par des sources locales.
De son côté, Reza Pahlavi, héritier de l'ancien chah, a appelé les forces de sécurité à faire un choix crucial : se ranger aux côtés du peuple ou devenir complices de l'oppression. Sur les réseaux sociaux, il a déclaré que ce choix portera un poids moral lourd dans l'histoire du pays.
Le gouvernement iranien, tout en admettant une certaine compréhension des revendications économiques des manifestants, dépeint ceux-ci comme des "émeutiers" manipulés par des puissances étrangères, notamment les États-Unis et Israël. En signe de répression, les autorités ont décrété trois jours de deuil national pour les "martyrs de la résistance", en particulier ceux des forces de sécurité. Le président Massoud Pezeshkian a également appelé à une "marche de résistance" à travers tout le pays, visant à dénoncer les violences qu'il attribue à des "terroristes urbains".
Ces événements dramatiques mettent en lumière une profonde fracture sociale en Iran, appelée à intéresser à la fois les observateurs internationaux et les gouvernements étrangers. Les opinions d'experts restent polarisées : certains estiment que des négociations pourraient offrir une voie vers la paix, tandis que d'autres mettent en garde contre le risque d'une escalade militaire.







