Récemment, un navire de pêche dans les eaux polynésiennes a été le théâtre d'une opération sans précédent, où les forces armées ont saisi près de 4,87 tonnes de cocaïne, réparties en 96 ballots. Selon le Haut-commissariat de la République en Polynésie française, cette saisie, confirmée par TNTV, est l'une des plus importantes jamais réalisées dans la région.
Le navire, en provenance d'Amérique centrale, a été intercepté par la frégate Prairial le 16 janvier. Les forces en opération, en collaboration avec la gendarmerie nationale et l'office anti-stupéfiants (OFAST), ont mobilisé des ressources humaines et matérielles considérables pour mener à bien cette opération, a rapporté le Haut-commissariat.
Destinée au marché australien, la cocaïne était transportée par dix marins honduriens et un équatorien à bord d'un bateau battant pavillon togolais. Étonnamment, bien que cette quantité massive de stupéfiants ait été saisie, ces individus ne feront pas l'objet de poursuites judiciaires en France. Selon la procureure Solène Belaouar, la Convention de Vienne permet à la Marine d'intercepter un navire en haute mer après vérification.
L'absence de poursuites justifiée par le fait que la drogue n'était pas destinée au marché local soulève des questions sur la réglementation internationale. "L'objectif est de concentrer nos efforts sur des affaires directement liées à la France", a-t-elle déclaré. En effet, le marché polynésien n'est pas en mesure d'absorber une telle quantité de drogue.
Experts en narcotrafic s'interrogent sur l'ampleur grandissante de ces opérations en haute mer. Selon un expert anonyme, "les saisies comme celle-ci mettent en lumière les routes de trafic cachées qui profitent des vastes étendues d'océan pour transiter discrètement la drogue". Alors que la lutte contre la drogue continue de représenter un défi majeur pour les autorités, le soutien international reste crucial pour contrer ces réseaux sophistiqués.







