Une enseignante d'un collège d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône, est dans la tourmente après avoir été accusée d'avoir tenu des propos troublants envers une élève de 14 ans. Face à l’ampleur du scandale, la famille de la jeune fille a décidé de porter plainte, tandis que cette affaire suscite de vives réactions parmi les représentants des parents d'élèves, dans un climat déjà tendu suite à plusieurs drames récents.
"C'est inacceptable". C'est en ces termes que le représentant des parents d'élèves FCPE des Bouches-du-Rhône a réagi. Le 16 janvier dernier, lors d’un contrôle de mathématiques, l’élève en difficulté aurait entendu sa professeure lui dire : "Pourquoi ne réponds-tu pas à toutes les questions ? De toute façon, tu ne comprends jamais rien, tu n’as qu’à te jeter d’un pont". Ces mots, rapportés par le père de l’élève dans La Provence, ont choqué la communauté éducative.
En effet, alors que l'enseignante circulait parmi les élèves, elle aurait remarqué que cette jeune fille peinait à répondre. La réaction de l’enseignante a rapidement été dénoncée par le père, qui s’inquiète des effets potentiels de tels propos sur la santé mentale de son enfant. "Que serait-il arrivé si ma fille avait quitté l’établissement pour mettre fin à ses jours ?" s'interroge-t-il dans une déclaration à Ici Provence.
Un contexte inquiétant
Ce commentaire a été d’autant plus mal reçu dans le contexte actuel, où le harcèlement scolaire est sous le feu des projecteurs après le suicide récent d’une autre adolescente à Seine-et-Marne. Le représentant des parents d’élèves souligne l’urgence de prendre des mesures face à la détresse des jeunes : "Nous vivons une période très difficile."
Malgré les excuses présentées par l’enseignante au père de l’élève, celui-ci a décidé de porter plainte, soulignant qu'il était crucial de réagir face à de tels abus et de protéger les élèves vulnérables.
Harcèlement scolaire : 16 % des élèves du primaire en sont victimes
Une enquête de Santé Publique France révèle des chiffres alarmants : près d’un enfant sur six en primaire serait victime de harcèlement scolaire. Effectuée sur un échantillon de 8 200 élèves de 6 à 11 ans, cette étude met en lumière la gravité du phénomène, qui nécessite une approche préventive dès les premiers niveaux de scolarité.







