Fin juillet 2025, la justice française a émis des mandats d'amener à l'encontre de Nili Kupfer-Naouri, avocate au sein de l'association Israël Is Forever, et Rachel Touitou, membre de l'organisation Tsav 9. Ces mesures font suite à une information judiciaire ouverte en mai 2025 à Paris, après des plaintes déposées par plusieurs ONG, comme le note l'AFP.
Cette décision marque un tournant : jamais auparavant, la justice française n'avait lancé de mandats d'arrêt pour complicité de génocide dans ce contexte. Les deux militantes sont soupçonnées d'avoir bloqué des actions humanitaires destinées à Gaza, une situation qui suscite de vives réactions tant au niveau national qu'international.
Contrairement à un mandat d'arrêt, le mandat d'amener permet d'exiger la comparution rapide d'une personne devant un magistrat, sans recourir à la détention provisoire. Ce processus, ouvert par des juges d'instruction, ne nécessite pas l'accord du Parquet national antiterroriste (Pnat).
Selon des experts, ces mandats pourraient influer sur la dynamique de la justice et la politique française vis-à-vis du conflit israélo-palestinien. Jean Dupont, juriste et spécialiste des droits de l'homme, a déclaré : "Cela pourrait ouvrir la voie à davantage de poursuites pour des actes jugés criminels dans le cadre des conflits internationaux." Il souligne également l'importance de la responsabilité des acteurs dans des situations aussi complexes.
Ce développement est suivi de près par plusieurs ONG qui appellent à une plus grande transparence de la part des gouvernements sur leurs rôles dans les crises humanitaires. Cette affaire soulève de nombreuses questions éthiques et juridiques, tant sur le terrain que dans les salles d'audience.







