Six individus, âgés de 20 à 26 ans, ont été mis en examen jeudi pour "homicide volontaire" après la mort tragique de Quentin Deranque à Lyon. Un troisième collaborateur du député LFI Raphaël Arnault est également concerné, accusé de "complicité".
D’après le procureur de Lyon, Thierry Dran, ces jeunes hommes, souvent liés à la Jeune Garde, une formation d’ultragauche dissoute récemment, sont suspectés d’avoir agressé Quentin Deranque lors d’une confrontation qui a dégénéré à la suite d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Le militant nationaliste a succombé à un traumatisme crânien subi lors de cette altercation.
Les jours qui ont suivi les interpellations, deux des suspects ont choisi de garder le silence, tandis que les autres ont admis être présents sur les lieux de l'incident et certains ont reconnu avoir porté des coups, tout en niant l'intention de tuer. Cela a mis davantage de pression sur La France insoumise, qui se retrouve sous les feux des critiques de la droite et de l’extrême droite, qui lui imputent une part de responsabilité dans cette violence.
Le débat s’intensifie autour de la marche de commémoration en hommage à Quentin Deranque, prévue après que sa famille a appelé au calme, demandant que cette initiative ne soit pas teintée de violence politique. En parallèle, le maire de Lyon Grégory Doucet a demandé l'interdiction de cet événement pour des raisons de sécurité, alors que la préfecture continue d'évaluer les risques.
Sur le plan gouvernemental, le président Emmanuel Macron a lancé un appel à la retenue, affirmant qu'aucun mouvement ne devrait promouvoir la violence, condamnant à la fois l’extrême gauche et l’extrême droite. "Il est impératif que ces mouvements fassent un examen de conscience," a-t-il déclaré lors d'un déplacement en Inde.
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a affirmé qu'il n'était pas envisageable de suspendre Raphaël Arnault, soulignant qu'il ne pouvait être tenu responsable des actes de ses collaborateurs. Cependant, la pression monte : le ministre de la Justice a exigé des mesures si des preuves accablantes sont trouvées concernant l'entourage du député.
Alors que l'enquête se poursuit et que de nouvelles identifications restent à faire, le climat politique s'annonce tendu, les appels à la mobilisation se multipliant sur les réseaux sociaux.







