Ce lundi 2 mars, le procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty se termine. Les accusés ont eu l'opportunité de s'exprimer une dernière fois avant que la cour d'assises d'appel spéciale de Paris ne délibère sur l'affaire.
Le ministère public a demandé, vendredi 27 février, 20 ans de réclusion criminelle pour Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, qui avaient orchestré une campagne de haine contre Paty suite à la diffusion de caricatures de Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, menant à son assassinat le 16 octobre 2020.
Les accusés ont exprimé leurs regrets et leurs excuses envers la famille de Samuel Paty. Brahim Chnina a déclaré, avec émotion : "Je ressens un profond chagrin et je ne savais pas que cela se terminerait ainsi. Je ne suis pas un terroriste".
Des remords exprimés
De son côté, Abdelhakim Sefrioui a également montré sa peine : "Le regard des proches de Monsieur Paty me fait beaucoup de peine. Je vomis de tout mon être ce crime horrible. Je prie pour leur rétablissement".
"À 67 ans, je vois partir tous ceux que j'aime. Une condamnation serait probablement ma mort en prison", a-t-il ajouté.
Les accusés ont constamment affirmé pendant le procès qu'ils n'avaient pas anticipé ni voulu l'assassinat à venir.
Deux autres prévenus, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, sont également jugés en appel, avec une peine de seize ans de prison requise contre eux. Azim a exprimé son innocence en affirmant qu'il n'avait jamais voulu causer de préjudice à la famille de Samuel Paty.
Le verdict final est attendu ce lundi 2 mars après délibération.







