Ce mardi 3 mars, au tribunal de Soissons (Aisne), la tension était palpable à l'ouverture du procès de Christophe Ellul, accusé d'homicide involontaire suite à la tragique mort d'Élisa Pilarski. Cette dernière, âgée de 29 ans et enceinte de six mois, a perdu la vie en 2019 lors d'une promenade avec son chien, Curtis, un pitbull qui fait aujourd'hui l'objet de toutes les attentions.
"Si Curtis est coupable, mettez les preuves sur la table et tuez-le", s'est exclamé Christophe Ellul, déterminé à défendre la réputation de son animal. À ses yeux, la culpabilité de Curtis n'est pas établie. Au cours des débats, il a rappelé les douleurs déjà infligées par la perte d'Élisa et de leur futur enfant, qu'ils avaient choisi d'appeler Enzo.
Élisa a été retrouvée en état de mort dans la forêt de Retz, non loin de Villers-Cotterêts, à la suite de plusieurs blessures dont certaines suspectées d'être causées par des morsures canines. Au cœur des discussions, la présidente du tribunal a interrogé Ellul sur ses certitudes concernant Curtis. Celui-ci a rétorqué : "Je n'aurais pas laissé une chance à Curtis si je croyais qu'il avait tué ma compagne."
Des questions sans réponses
Lors des précédentes expertises, le procureur avait évoqué une "implication exclusive du chien Curtis". Cependant, Ellul reste convaincu que son chien n'est pas responsable, comme l'a confirmé son avocat, Alexandre Novion, dans une interview accordée à ICI Béarn Bigorre.
Alors que le procès se déroule, les doutes de Christophe Ellul s'accumulent : "Ça fait sept ans qu'on attend des réponses. Le dossier est plein d'incohérences, aujourd'hui je ne sais plus rien." Ce trentenaire, désormais père célibataire, évoque son combat pour surmonter cette tragédie, affirmant qu'il se raccroche à son travail pour ne pas sombrer.
Les enjeux de ce procès sont énormes non seulement pour Ellul, mais aussi pour tous ceux qui cherchent à comprendre les circonstances de cette affaire troublante, laissant l’opinion publique en émoi.







