Suite à l'agression d'un de ses jeunes joueurs, mardi dernier à Toulon, le FC Avignon remet en cause les mesures de sécurité durant la rencontre. La Ligue de Football a ouvert une enquête pour clarifier les circonstances de cette incidente alarmante.
Le jeune footballeur de 18 ans, victime d'une attaque à l'arme blanche sur le terrain, a été gravement blessé au flanc gauche, à proximité de son cœur. Bien que les médecins du District Grand Vaucluse rapportent qu'il a eu "beaucoup de chances", il a été hospitalisé et sera soigné chez lui après sa sortie.
La direction du club, dans un communiqué, exprime son inquiétude quant à la sécurité des joueurs, notant qu'il n'y avait que trois agents de sécurité pour surveiller le terrain. "Le bus des joueurs avignonnais n’avait même pas accès à un parking sécurisé, ce qui a clairement mis en danger la sécurité des joueurs", a précisé une source du club. Ce manque de sécurité est d'autant plus préoccupant que des incidents avaient déjà eu lieu lors de précédents matchs, soulignant une tendance alarmante.
Pas de parking surveillé pour le bus avignonnais
Les dirigeants du FC Avignon sont amers face à cette situation. "Ce type d'incident ne devrait jamais avoir lieu dans un cadre sportif. Pendant la rencontre, un des joueurs locaux a incité le public à s'en prendre aux adversaires, et c'est dans ce climat que l'agression a eu lieu", a déclaré un responsable du club sous couvert d'anonymat. L'agresseur, qui a fui les lieux, s'est finalement rendu à la police quelques heures après les faits, tandis que le FC Avignon a décidé de porter plainte.
Des sanctions attendues rapidement
La commission disciplinaire de la Ligue a promis de traiter ce dossier en priorité et le District Grand Vaucluse espère des sanctions appropriées d'ici la fin du mois de mars. "Les événements récents jettent une ombre sur notre réputation, nous avons été précédemment récompensés pour notre fair-play", poursuit ce dirigeant. Pour lui et d'autres au club, l'étiquette de l'équipe de quartier est difficile à supporter. 'J'ai officié dans le monde du football pendant vingt ans, et je n'ai jamais été témoin d'une telle violence', a-t-il conclu, visiblement ébranlé par cette expérience traumatisante.







