L'auteur présumé d'un féminicide survenu le 17 mars à Cambrai a été mis en examen et placé en détention. Au cours de sa garde à vue, cet homme de 53 ans a sollicité la compassion des enquêteurs en évoquant une amnésie récente.
La victime, une femme de 56 ans, était en instance de séparation depuis avril 2025. Ce soir-là, alors qu'elle se trouvait chez son ex-mari, leur fils de 17 ans a alerté les secours à 21h25, réclamant de l'aide pour une situation tragique. Sur les lieux, la police a découvert l'homme, ensanglanté, ayant également trouvé le corps de la victime, portant plusieurs blessures à la poitrine et à la gorge, ainsi que des marques de strangulation, comme le rapportait le parquet de Cambrai.
Selon des sources judiciaires, l'homme a déjà connu des démêlés avec la justice, ayant été condamné à deux reprises pour des violences et menaces de mort à l'égard de sa compagne. En 2015, il avait écopé de quatre mois d'emprisonnement avec sursis, suivi de six mois supplémentaires assortis d'un sursis probatoire jusqu'en février 2023, sans incident. Étonnamment, aucune plainte n'avait été enregistrée auprès des autorités après cette période.
Ce quinquagénaire s'apprête à répondre de meurtre par conjoint devant la cour d'assises du Nord, à Douai. Les experts notent que cette affaire met en lumière les problèmes d'accompagnement des victimes de violences conjugales, malgré les dispositifs légaux en place. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.
Cette affaire a suscité des réactions vives de la part de l'opinion publique et des associations féministes, qui réclament des mesures plus strictes pour protéger les victimes et répondre aux situations de violence conjugale.







