La commission du Commerce du Parlement européen a récemment voté pour adopter un projet de loi concernant l'accord commercial signé l'année dernière entre l'Union européenne et les États-Unis, mettant fin à plusieurs mois de blocage suite aux menaces du président américain d'imposer de nouvelles taxes.
Cette commission a approuvé la loi à une large majorité (29 pour, 9 contre et une abstention). Des garanties supplémentaires ont été ajoutées pour rassurer sur le respect des engagements américains, faisant écho à des préoccupations largement partagées au sein du Parlement.
Les discussions ont également porté sur la suppression des droits d'importation de l'UE sur les produits industriels américains et sur l'amélioration de l'accès pour les produits agricoles en provenance des États-Unis, un axe central de l'accord signé avec Washington. Cependant, ces propositions doivent encore recevoir l'aval du Parlement et des gouvernements de l'UE.
Le caractère unilatéral de l'accord a suscité des critiques, car l'Union européenne est contrainte de supprimer un grand nombre de droits d'importation, tandis que les États-Unis maintiennent un taux global de 15%.
Sortir de l'impasse
Cependant, les députés semblent vouloir avancer sur cet accord, sous certaines conditions, notamment une clause de caducité et des mécanismes pour gérer de potentielles augmentations des importations venant des États-Unis.
Au départ, la commission devait se prononcer sur la loi dès le début de l'année, mais le processus a été suspendu après les menaces de Donald Trump concernant des droits de douane sur les pays européens non compatibles avec son projet d'acquisition du Groenland. En février, une surtaxe à l'importation a été mise en place.
En réponse, la commission a introduit une "clause de levée", conditionnant les réductions des droits de douane de l'UE au respect par Washington de ses engagements. Cela a permis de franchir un cap dans les négociations.
Toutefois, le vote récent n’est qu’une étape dans le processus. L'assemblée plénière de l'UE devra se prononcer, vraisemblablement la semaine prochaine, avant que des représentants du Parlement et des gouvernements de l'UE ne s'attaquent à la finalisation des textes, pour un vote final qui n'interviendra probablement pas avant avril ou mai.







