Un fait divers pour le moins troublant. Deux hommes, frères de Chérif Chekatt, l'homme derrière l'attentat meurtrier du marché de Noël de Strasbourg en 2018, ont été interpellés pour avoir commis des violences sur leur mère. La coïncidence est d'autant plus frappante qu'elle intervient le même jour que le début du procès en appel d'Audrey Mondjehi, suspecté d'avoir aidé Chekatt à acquérir l'arme utilisée lors de cette tragédie.
À l'époque, le terroriste, âgé de 29 ans, avait été abattu par les forces de l'ordre, deux jours après l'attentat qui a fait cinq victimes. Selon des sources judiciaires, la mère des deux jeunes hommes aurait subi des violences de la part de l'un d'eux, qui se trouve être en rupture de traitement psychiatrique. L'incident a nécessité l'intervention des agents du RAID, qui ont dû se rendre à leur domicile.
Agés de 20 et 22 ans, les frères ont été placés en garde à vue après leur arrestation. Ce nouveau drame familial soulève des questions sur les conséquences des traumatismes liés à des actes terroristes, ainsi que sur l'état psychologique de certains membres des familles concernées. D’après des experts en criminologie, ces situations mettent en lumière le besoin d'un soutien familial et psychologique renforcé pour ceux qui sont touchés par des événements tragiques, comme l’a mentionné le sociologue Jean-Pierre Durand dans une interview pour "Le Monde".
Le silence familier d'une mère pourrait en dire long sur les luttes internes et les répercussions d'un passé violent sur plusieurs générations. À suivre, car cette affaire pourrait encore évoluer.







