Après une série de retards notables au cours du procès des leaders présumés de la DZ Mafia, le verdict tant attendu devrait être prononcé ce week-end après de multiples rebondissements.
Ce procès, qui se déroule à Aix-en-Provence, concerne un double-assassinat considéré comme l'origine du principal groupe de narcotrafic à Marseille. Les débats opposent d'une part des accusés aux moyens de défense vacillants, et d'autre part, un informateur témoin qui a collaboré avec les forces de l'ordre, selon les informations relayées par Le Figaro.
Alors que la date de fin était initialement prévue pour vendredi dernier, le jugement est désormais reporté à la nuit de dimanche à lundi, en raison de perturbations causées par divers incidents survenus depuis le début des audiences le 23 mars. Dès le départ, les interruptions ont été fréquentes : les accusés se sont souvent levés de leur box, et les avocats ont parfois quitté le tribunal, avec une enquête principale qui a vu sa responsable déclarée absente.
Des échanges houleux ponctués d'insultes ont également éclaté entre les principaux accusés, Amine Oualane et Gabriel Ory, et leurs propres avocats. Des tensions notables ont surgi non seulement entre les accusés et certains avocats, mais aussi avec des membres de la partie civile, ce qui a incité une autre suspension des audiences ce samedi matin, suite à une altercation entre une avocate et la présidente du tribunal.
Des "défaillances graves" dans l'enquête ?
Ces événements ont conduit à des reports de plaidoiries au cours du week-end. Lors de l'interrogatoire de Gabriel Ory, qui maintient son innocence, de nouvelles critiques ont été émises concernant des défaillances procédurales, une réalité soulignée par les avocats de la défense. Cette situation soulève des questions sur la transparence et l'intégrité de l'enquête, avec des experts juridiques exprimant leur inquiétude quant à la gestion du procès, comme l’a rapporté Mediapart.







