Le rugby français est mis à l'honneur avec un affrontement sur le grill entre les deux meilleures équipes du moment, l'Union Bordeaux Bègles (UBB) et le Stade toulousain. Ce duel se déroulera le dimanche 12 avril au stade Chaban-Delmas de Bordeaux à 16 heures pour les quarts de finale de la Champions Cup.
Malgré les 250 kilomètres qui séparent la Gironde de Bilbao, où se déroulera la finale le mois prochain, cette rencontre revêt un goût de finale avant l’heure. Les deux clubs se sont croisés plusieurs fois ces dernières années, et ce choc s’annonce encore plus intense après leur série de confrontations. Yannick Bru, le manager de l'UBB, a souligné : "On s'est joués six fois en 18 mois, donc on sait ce qui nous attend." Maxime Lucu, le demi de mêlée, a ajouté avec une touche de solennité : "Nos chemins sont liés."
Les affrontements entre ces deux clubs se sont multipliés, avec deux finales de Top 14 mémorables remportées par les Toulousains - d’abord la rencontre désastreuse à Marseille en 2024 (59-3), puis le suspense insoutenable du Stade de France l'année suivante (39-33). En revanche, l’UBB avait eu l’occasion de s'imposer lors d'une demi-finale de Champions Cup contre le Stade, avec un score de 35-18, leur permettant de décrocher un premier titre historique.
Antoine Dupont, emblématique capitaine de Toulouse, a fait remarquer : "On est moins surpris peut-être quand on joue Bordeaux que quand on joue Bristol, une équipe qu'on ne connaissait pas." Cela démontre à quel point la connaissance mutuelle entre les joueurs est un avantage au retour de ces rencontres. Il est à noter que 12 des 15 titulaires du XV de France lors du "Crunch" final du Tournoi des Six Nations evoluent à Bordeaux Bègles et Toulouse.
Dupont, Mauvaka et Ramos présents cette fois
Les joueurs se préparent à rencontrer un adversaire bien connu, mais chaque réunion amène son lot de surprises potentielles. Thomas Ramos, arrière toulousain, a ajouté : "Chaque staff analyse les moindres gestes de l'adversaire pour tenter de dénicher des ajustements." Arthur Retière, ex-Toulousain maintenant à l'UBB, a précisé : "C'est toujours compliqué de trouver des failles contre un club comme Toulouse. Ils ont l'aptitude de sortir quelque chose de nulle part pour marquer un essai."
Cette fois-ci, le Stade toulousain pourra effectivement compter sur des joueurs clés tels qu'Antoine Dupont, Peato Mauvaka et Thomas Ramos, alors que l'UBB fait face à quelques incertitudes avec des absents notables. Toutefois, la présence de Matthieu Jalibert en tant que chef d'orchestre est une bonne nouvelle pour l'UBB.
L'UBB a l'avantage du terrain
Les entraîneurs de chaque côté tentent de peaufiner leurs stratégies en analysant en profondeur les jeux des adversaires. Ugo Mola, le coach de Toulouse, a déclaré : "Ces rivalités amènent des performances incroyables, et nous espérons plus de surprises que nos adversaires." Jefferson Poirot, pilier de l'UBB, a même attribué le statut de favoris aux Toulousains : "Ils dominent le championnat, peu importe l'équipe qu'ils alignent."
Ce qui est certain, c'est que l'UBB, tenant du titre, jouera devant un public acquis à sa cause, un facteur significatif dans la dynamique des matchs, surtout depuis que toutes les rencontres tendues ont fini par pencher en faveur des équipes à domicile depuis 2025. Les Toulousains, sortis avec un bilan mitigé en phase de poules, pourront regretter leurs erreurs cet hiver s'ils échouent à franchir ce cap décisif.







