Le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, a déclaré mardi 19 mai que l'envoi de 4 000 militaires américains en Pologne est simplement "retardé" et non annulé, contredisant ainsi des informations précédentes émanant d'autres responsables américains.
Lors d'une conférence de presse, Vance a précisé : "C'est un retard dans la rotation de troupes. Ces troupes pourraient aller ailleurs en Europe". Il a ajouté qu'aucune décision finale n'avait été prise concernant leur destination ultime, soulignant que ces mouvements militaires sont suivis de près dans le contexte des tensions internationales croissantes, notamment en raison de la promesse faite par le président américain de faire payer les nations européennes qui n'ont pas soutenu son action en Iran.
Vance a également mis l'accent sur la nécessité pour l'Europe de devenir plus autonome en matière de défense. "Il faut plus de souveraineté et que l'Europe se tienne seule sur ses deux jambes. Cela reste notre stratégie", a-t-il affirmé. Ce point de vue résonne particulièrement dans le climat actuel, où de nombreux analystes, tels que ceux de Le Monde, estiment qu'une telle autonomie pourrait permettre à l'Europe d'assumer un plus grand rôle sur la scène mondiale.
En parallèle, le Pentagone avait déjà lancé un processus de retrait de 53 000 soldats stationnés en Allemagne, ce qui soulève des questions sur l'engagement militaire des États-Unis en Europe et sur la solidité des alliances militaires au sein de l'OTAN.







