Le 23 juin dernier, un nouveau pétrolier soupçonné d'appartenir à la «flotte fantôme» russe a été intercepté par la marine française. Cette opération a été annoncée le 25 juin par le président Emmanuel Macron et la préfecture maritime de Méditerranée.
Lors de cette intervention qui s'est déroulée au large de la Sicile, le pétrolier, nommé Deliver, a été dérouté par la Marine Nationale pour avoir violé le droit maritime international. «La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu'il transitait en infraction», a déclaré Emmanuel Macron sur son compte X.
«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l'effort de guerre russe», a-t-il insisté, soulignant l'importance de ces actions dans le cadre de la lutte contre le soutien économique à la Russie. Ce pétrolier représente le cinquième navire arraisonné par la France depuis septembre 2022.
La préfecture maritime de Méditerranée a précisé que le Deliver, arborant un pavillon camerounais, était en provenance de Primorsk, une ville portuaire en Russie. «Après la montée à bord de l’équipe de visite, les vérifications ont confirmé nos soupçons concernant la légitimité du pavillon affiché. Un signalement a été adressé au procureur de Marseille, compétent en matière maritime», a-t-on pu lire dans leur communiqué.
Actuellement, le pétrolier est escorté vers un point de mouillage pour des contrôles approfondis, tandis que les autorités maritimes continuent de surveiller la situation. Cette action est saluée par des experts qui soulignent la nécessité d'une vigilance accrue face aux tentatives d'évasion des sanctions. Claude Molinari, analyste en géopolitique, a affirmé : «Cette interception est un signal clair à tous ceux qui tentent d'esquiver les régulations internationales en période de tension.»







