Nouveau phénomène des fast-foods, le crousti-poulet séduit de plus en plus de jeunes grâce à ses saveurs croustillantes et réconfortantes. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une réalité nutritionnelle préoccupante.
Le crousti-poulet, parfois qualifié de « comfort food », a rapidement conquis les papilles des amateurs de restauration rapide. Composé de poulet pané, de riz et d'une sauce, il incarne la quintessence du fast-food : croustillant, gras, sucré et salé.
Cependant, sur le plan nutritif, le crousti-poulet n'est pas aussi innocent qu'il le paraît. Selon le docteur Jimmy Mohamed, lors de son intervention dans l'émission "Ça va beaucoup mieux, l'hebdo" sur RTL, il compare ce plat à un kebab ou un hamburger traditionnel en indiquant que "ce n'est pas tellement mieux". En effet, ce plat est souvent servi en portions généreuses, fait avec du poulet pané de qualité souvent contestable, accompagné d'une sauce très sucrée et grasse. De plus, bien que le riz soit une source de glucides complexes, sa présence en trop grande quantité déséquilibre l'apport nutritionnel global.
Le docteur Diana Kadouch, nutritionniste, souligne un point essentiel : l'absence de légumes dans ce type de plat contribue à son déséquilibre. Les légumes, riches en fibres, sont cruciaux pour une alimentation saine et pour soutenir la satiété. Leur exclusion rend le crousti-poulet trop pauvre pour répondre aux exigences nutritionnelles essentielles.
Au-delà de ses implications nutritionnelles, le succès du crousti-poulet interroge également notre rapport à la cuisine. “Nous vivons une époque où les fast-foods prospèrent grâce à notre paresse culinaire“, souligne Jimmy Mohamed. Bien qu'il soit possible de préparer ce plat simple chez soi, la commodité et le marketing des chaînes de restauration en font un choix attrayant, bien qu'il soit relativement coûteux par rapport à sa valeur nutritionnelle.







