Le diplomate chilien Julio Cordano a été élu samedi à Genève pour relancer les pourparlers, actuellement bloqués, en vue de conclure un traité mondial visant à combattre la pollution plastique. Son élection a eu lieu en présence de représentants de 156 pays, après des discussions ardues dues aux différends persistants entre divers blocs d'États. Cordano a devancé les candidatures du Sénégal et du Pakistan, soulevant l'espoir d'une avancée significative dans ce dossier crucial.
Après son élection, M. Cordano a déclaré : La pollution par le plastique est un problème planétaire qui nous concerne tous : chaque pays, chaque communauté et chaque individu. Si nous n’agissons pas de manière concertée, la situation risque de devenir bien plus grave dans les décennies à venir. Nous avons donc un besoin urgent d’un traité.
Cette mise en garde souligne l’urgence d’agir face à une crise qui touche l’ensemble de la planète.
Des mesures audacieuses
Chaque année, plus de 400 millions de tonnes de plastique sont produites dans le monde, dont la moitié sert à fabriquer des objets à usage unique. Des microplastiques ont été détectés aussi bien au sommet des plus hautes montagnes qu’au fond des océans. En mars 2022, les pays participants ont voté pour élaborer un instrument international juridiquement contraignant concernant la pollution plastique, même en milieu marin.
Les négociations, qui devaient déboucher sur un traité lors d'une réunion en Corée du Sud en 2024, s’étaient soldées par un échec. Des discussions récentes à Genève n'avaient pas rencontré plus de succès. La précédente direction des pourparlers, assurée par l'Équatorien Luis Vayas Valdivieso, avait également démissionné, faisant peser une incertitude sur la suite.
Des positions claires se dessinent parmi les pays concernés : un large groupe appelle à des mesures audacieuses, telles que la diminution de la production plastique, alors qu’un autre frémissement, constitué de pays producteurs de pétrole, préfère se concentrer sur la gestion des déchets, une thématique particulièrement préoccupante pour les petites nations insulaires.
Enfin, malgré les essais infructueux pour parvenir à un accord, la volonté de relancer les négociations reste forte au sein de la communauté internationale. Les experts sont d’accord sur le fait que des actions concrètes doivent être mises en œuvre rapidement pour éviter que la situation ne s’aggrave. Il est impératif que les États unissent leurs efforts pour créer un cadre qui permettra de lutter efficacement contre ce fléau.







