Dilley, un des deux centres de détention familiale pour immigrés au Texas, est au cœur de vives critiques suite aux témoignages de personnes détenues. Ces récits révèlent des conditions préoccupantes touchant des familles entières, comme celle de Liam, un enfant de 5 ans d'Équateur, placé dans ce centre après l'arrestation de son père par la police de l'immigration (ICE) en janvier.
Selon un rapport d'AFP relayé par l’ONG RAICES, les témoignages évoquent « Aucune intimité », des lumières allumées en permanence et même des cas de rougeole. Ces conditions reflètent la politique d’expulsion restrictive de l’administration Trump, qui maintient des adultes et leurs enfants sous des toits surpeuplés durant des mois.
Des conditions sanitaires préoccupantes
Les conditions sanitaires y sont jugées inacceptables. « Ces familles, engagées dans un processus de régularisation, ont été arrêtées en dépit de leur bonne foi», indique Javier Hidalgo, directeur juridique de RAICES. Il ajoute que la détention de ces enfants vise à dissuader les familles de contester leur expulsion.
Des dizaines d'enfants détenus
Depuis le retour au pouvoir de Trump, le nombre d'enfants détenus a explosé, passant de 25 à 170 par jour. Dilley, pouvant accueillir jusqu'à 2000 personnes, a récemment signalé des cas de rougeole, poussant les autorités à suspendre de nouvelles incarcérations. Des familles, telles que celle de W, une Haïtienne de 34 ans, se retrouvent piégées dans ce système, ayant demandé l'asile après être entrées légalement sous l'administration Biden.
Ses témoignages sont alarmants : « Ici, c'est comme en prison. On mange avec des insectes dans notre nourriture », raconte-t-elle, tandis que d'autres témoignages s'élèvent contre la négligence médicale flagrante face aux besoins spécifiques des enfants, comme celui de Diana, une Colombienne dont la fille souffre d'une malformation digestive.
Les gestionnaires se défendent
En réponse aux plaintes, CoreCivic, l'entreprise qui gère le centre, martèle que la santé et la sécurité des détenus sont leur priorité. Ils assurent travailler main dans la main avec l'ICE pour garantir le bien-être des retenus. Cependant, de nombreuses voix, notamment celle d'Habiba, la fille du suspect d'un attentat au Colorado, appellent à une réforme, affirmant que « détenir des familles pendant de longues périodes devrait être illégal ». Cette situation rappelle l’urgence d’un débat éthique sur le traitement des immigrants aux États-Unis.







