Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche le 12 février, Donald Trump a mis en garde l'Iran contre de graves conséquences si les négociations sur son programme nucléaire échouaient. "Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant", a-t-il averti, exprimant son espoir que les pourparlers aboutissent d'ici un mois.
En parallèle, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a également partagé son scepticisme quant à la possibilité d'un tel accord, soulignant que plusieurs enjeux cruciaux devaient être abordés, des missiles balistiques aux groupes armés parrainés par l'Iran, tels que le Hezbollah et le Hamas.
Trump a exprimé sa volonté de dialoguer autant que nécessaire, promettant que, sans accord, il passerait à la "phase deux", une étape jugée "très dure" pour Téhéran. Pour illustrer son propos, il a mentionné le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens lors d'un conflit de 12 jours provoqué par Israël en juin dernier.
Les deux pays ont récemment engagé des discussions, avec une première réunion à Oman le 6 février. Cependant, ce contexte incertain, marqué par des tensions militaires croissantes dans la région, accentue la pression sur tous les acteurs impliqués.
Pour Eric Luigi, expert en relations internationales, "la question des missiles est un enjeu majeur, notamment pour Israël, et détermine largement la direction que prendront ces négociations".
Cette affaire délicate répond aux préoccupations historiques d’Israël qui, situé à environ 2 000 kilomètres de l’Iran, reste vigilant face à ses déclarations agressives. Malgré les efforts en faveur d'une solution diplomatique, Trump n’a pas hésité à positionner des ressources militaires aux abords de l’Iran, signalant ainsi qu’aucune option n'est à exclure.







