La ville d'Istanbul est sous le choc après la découverte macabre des corps de deux femmes ouzbèkes, retrouvés dans des poubelles, victimes d'un meurtre particulièrement violent. Les enquêteurs s'interrogent sur un possible lien entre ces deux affaires, survenues à quelques jours d'intervalle.
Il y a quelques jours, les autorités ont arrêté deux hommes suspects, également d'origine ouzbèke, pour l’assassinat de Durdona Khakimova, 37 ans. Le corps de Durdona, décapité et retrouvé dans une benne à ordures, a suscité une grande indignation. Les images des caméras de surveillance avaient révélé les suspects en train de quitter leur domicile avec des sacs contenant des éléments compromettants.
Le quotidien turc Hürriyet rapporte que Durdona aurait été tuée avec une arme blanche le 23 janvier, un meurtre qui a conduit à la découverte d'une autre victime. Ergashalieva Sayyora, 32 ans, aurait également été victime de ces deux hommes. Son dernier contact avec sa famille date du même jour où Durdona a été tuée. Selon les analyses, les enquêteurs ont identifié des morceaux de son corps dans divers endroits de la ville, renforçant l'idée d'une brutalité sans précédent.
Les deux femmes auraient vécu avec leurs meurtriers supposés pendant environ un mois, ce qui soulève des questions inquiétantes sur le contexte de ces crimes. Ergashalieva, qui aurait eu une relation avec l’un des suspects, aurait été vue entrant dans leur domicile le jour du meurtre. Des images de vidéosurveillance montrent les suspects quittant le lieu de l'assassinat avec des sacs poubelles, indiquant une planification minutieuse des actes criminels.
Ces meurtres ont attiré l'attention des organisations féministes, qui dénoncent une série croissante de violences à l'égard des femmes en Turquie. Selon l'ONG Stop Féminicides, le pays a enregistré 294 femmes assassinées en 2025, ainsi que 297 décès de femmes dans des circonstances suspectes, soulignant une problématique sociale alarmante.
Les deux hommes, inculpés de meurtre, comparaîtront devant un tribunal ce vendredi. La communauté internationale observe avec inquiétude l'évolution de cette affaire, alors que les manifestations de rue contre la violence de genre se multiplient dans les grandes villes turques.







