Jeudi soir, la ville de Bagneux, située au sud de Paris, a organisé une cérémonie poignante pour commémorer le 20ème anniversaire de l'assassinat d'Ilan Halimi, un jeune Français juif. Cet hommage a attiré entre 300 et 400 personnes, regroupées sous une forte surveillance policière, démontrant l'importance de cet événement pour la communauté locale et au-delà.
La maire de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, s'est exprimée avec émotion devant l'assemblée : « Il y a vingt ans, j'apprenais brutalement qu'un jeune homme de 23 ans avait été assassiné dans notre commune. Ce crime reste une douleur indélébile pour notre ville. » Ilan Halimi avait été enlevé par un groupe connu sous le nom de « gang des barbares », dirigé par Youssouf Fofana, et a été torturé avant d'être retrouvé mort le 13 février 2006.
Lors de la cérémonie, des fleurs ont été déposées au pied de sa stèle tandis que des performances artistiques étaient présentées par de jeunes talents locaux, illustrant ainsi une solidarité vivante et artistique. « La lutte contre l'antisémitisme doit être une priorité pour tous », a souligné Elie Korchia, président du Consistoire central, face à la montée inquiétante des actes antisémites, malgré une légère baisse récente. En 2025, le ministère de l’Intérieur a recensé 1 320 actes antisémite en France, un niveau que Korchia décrit comme « historiquement élevé ».
La commémoration d'Ilan Halimi ne se limite pas à revivre un passé tragique mais s'inscrit dans un effort collectif pour éduquer les jeunes et prévenir de futurs crimes motivés par la haine. Ceci a résonné particulièrement avec Annie Foie, une résidente de Bagneux depuis plus de 50 ans, qui a souligné l'impact que la tragédie a eu sur les gens de la ville à l'époque : « C'était un choc terrible. Nous ne pouvons jamais oublier. »
Des personnalités publiques, dont Emmanuel Macron, prévoient également des commémorations, rappelant l'importance de devoir se souvenir et de lutter activement contre toutes les formes de discrimination. L’espoir pour l’avenir repose sur une prise de conscience collective et un engagement envers un monde sans violence.







