L’audience a mis en lumière un manque d'éléments probants. Quatre hommes, jugés pour de nombreux vols dans l'Indre, ont été condamnés à des peines variant de huit mois à trois ans de prison, pour certains avec sursis.
Les prévenus ont été liés à une série de cambriolages, allant de vols dans un cabinet vétérinaire à Buzançais à des larcins dans plusieurs communes de l’Indre, incluant Saint-Viâtre et Châtillon-sur-Indre. L'audience, tenue le 19 décembre 2025, a révélé que plusieurs faits étaient soumis à une instruction judiciaire en cours en Loir-et-Cher, ce qui a permis de réduire considérablement les accusations initiales.
Ce contexte a engendré des manquements procéduraux, influençant le jugement des prévenus, qui ont vu leurs charges atténuées par le manque de preuves solides, décrites par certains avocats comme une "procédure tiroir". Les experts juridiques contactés ont souligné l'importance cruciale de preuves tangibles dans les affaires criminelles.
Des peines et des dommages divers
Le tribunal a relaxé les prévenus des accusations d'association de malfaiteurs, tout en les trouvant coupables de vols ou, pour certains, de recel. Aucun d'entre eux n'a pu échapper à une peine. Par exemple, un homme de 47 ans a été reconnu coupable pour le recel d'une voiture volée et plusieurs tentatives de vols, pour lequel il a écopé de trois ans d'emprisonnement dont deux ans avec sursis.
Son codétenu de 48 ans a été condamné à deux ans de prison, tandis qu'un plus jeune prévenu de 26 ans a reçu une peine de dix-huit mois avec un sursis probatoire.
Restrictions imposées
Le plus jeune des accusés, âgé de 23 ans, a reçu une peine de huit mois avec sursis, assortie de 140 heures de travaux d'intérêt général. Tous les prévenus sont également frappés d'une interdiction de séjour dans l'Indre pour une durée de trois ans. Les indemnités demandées pour les préjudices varient considérablement, de 75 à 4 210 euros, bien que certaines demandes des municipalités aient été jugées irrecevables en raison de la procédure non respectée par les autorités locales.







