Le président turc Recep Tayyip Erdogan, âgé de 70 ans, semble plus déterminé que jamais à maintenir son emprise sur le pouvoir. Cependant, des luttes d'influence pour sa succession sont déjà en cours, impliquant notamment son fils cadet, Bilal Erdogan, qui émerge avec force sur la scène politique.
Bilal Erdogan, âgé de 44 ans, était auparavant discret, souvent limité à des apparitions de faible envergure lors de cérémonies officielles. Mais ces derniers mois, il s'est imposé comme une figure publique majeure. Non seulement il accompagne son père lors de ses déplacements, mais il est également à la tête de manifestations, comme celle récemment organisée en soutien à Gaza, où il a ému le public en récitant des versets coraniques dans une mosquée d'Istanbul, comme l’a rapporté Le Monde.
Bilal s’illustre également dans divers événements populaires ; le 13 janvier, par exemple, il a pris part à un tournoi de football, revêtant un maillot à l'image de son père dans sa jeunesse. Cela pourrait signaler une volonté de charmant la population, traditionnellement attachée à la culture sportive et à l'image d'un dirigeant accessible.
Des experts politiques, comme Osman Rifat, notent que l'ascension de Bilal pourrait être un élément clé dans le maintien de la dynastie Erdogan. "Sa visibilité accrue pourrait consolider les bases du pouvoir familial et répondre aux attentes des partisans qui désirent une continuité dans la direction du pays", explique-t-il dans un entretien avec Hurriyet Daily News.
Alors que la Turquie fait face à de nombreux défis économiques et sociaux, la succession d'Erdogan pourrait bien être plus complexe qu'il n'y paraît. Les rivalités internes sont palpables et chaque mouvement de Bilal est scruté de près, tant par les médias que par les électeurs turcs, qui pourraient voir en lui soit un futur espoir soit une continuité des problèmes actuels.







