Un bébé de seulement 4 mois a trouvé la mort le 6 février dernier dans une commune proche de Rennes, et les circonstances entourant ce drame soulèvent une vive émotion. Ce cas fait écho à des préoccupations grandissantes concernant le soin des jeunes enfants, comme l’indiquait récemment un rapport de l’Observatoire national de la protection de l’enfance.
Il semble que le nourrisson ait été victime du syndrome du bébé secoué. Selon les autorités judiciaires, une information judiciaire a été ouverte contre l’assistante maternelle chargée de veiller sur lui, en raison de soupçons de violences aggravées. Comme rapporté par Ouest-France, une mise en examen pour violences ayant causé la mort sans intention de la donner a été prononcée à son encontre.
Devant les enquêteurs, l’assistante maternelle, âgée de 37 ans, a nié toute intention malveillante. Elle a plaidé avoir « secoué l’enfant pour des gestes de secours, affirmant qu'il était en train de s'étouffer ». Toutefois, Frédéric Teillet, procureur de la République, a précisé que cette version des faits « n’est pas actuellement corroborée par les éléments médicaux ». Ces éléments soulèvent des interrogations quant à la responsabilité des adultes au sein des environnements de garde d'enfants.
Actuellement sous contrôle judiciaire, l'assistante maternelle se voit interdire d'approcher la commune où vivent les parents du nourrisson, de les contacter, ainsi que d'exercer toute fonction en lien direct avec des mineurs. Cette tragédie met en lumière la nécessité de sensibiliser et former davantage les personnes allaitant des enfants, un enjeu crucial que plusieurs experts, dont ceux de l'UNICEF, soulignent régulièrement dans leur plaidoyer pour une meilleure protection de l'enfance.







