Cinq personnes mises en examen pour financement présumé du Hamas via des associations françaises

Des associations françaises soupçonnées de soutenir le Hamas sous couvert d'aide humanitaire.
Cinq personnes mises en examen pour financement présumé du Hamas via des associations françaises
Ces personnes sont soupçonnées de « faire parvenir des fonds, sous couvert d’aide humanitaire, au Hamas, organisation terroriste », selon le PNAT. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa/File Photo

Elles sont affiliées à Humani’Terre et Soutien Humani’Terre. Une enquête préliminaire ouverte par le parquet national antiterroriste a soulevé des interrogations sur un potentiel financement du terrorisme.

Cinq individus reliés aux associations françaises Humani’Terre et Soutien Humani’Terre ont été mises en examen, soupçonnées de transférer des fonds au Hamas sous prétexte d'aide humanitaire, comme l'a révélé le parquet national antiterroriste (PNAT) ce samedi 21 février.

Ces personnes, placées sous contrôle judiciaire après des enquêtes approfondies menées vendredi, sont accusées de « financement d'une entreprise terroriste », « abus de confiance en bande organisée » et « blanchiment en lien avec une entreprise terroriste ».

Une première série de perquisitions en janvier 2024

La situation a commencé avec une enquête préliminaire ouverte le 3 novembre 2023, confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la préfecture de police, à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

Les associations concernées, dont l’objectif est de soutenir les populations palestiniennes dans diverses régions, sont soupçonnées d'avoir facilité le transfert de fonds au Hamas. Ce résumé provient des déclarations officielles du PNAT.

Une première série de perquisitions a été réalisée le 31 janvier 2024 dans les locaux des associations et chez des membres clés de Humani’Terre.

Humani’Terre suspend la collecte de dons

Des équipements informatiques et des documents financiers, incluant une liste des associations bénéficiaires de fonds, ont été saisis, révélant un montant total de près de 40 millions d’euros, dont 35 millions étaient stockés sur des comptes et plus de 5 millions en espèces dans les bureaux de Humani’Terre à Paris et d'autres villes.

C’est l’analyse des données numériques et l'assistance internationale accordée par des pays comme l'Italie, les États-Unis et Israël qui ont alimenté les récentes actions judiciaires. Les investigations continueront sous la supervision de magistrats antiterroristes engagés.

Face à cette situation délicate, le site d'Humani’Terre a annoncé la suspension temporaire de sa collecte de dons, en raison de « divers obstacles administratifs et bancaires » que traverse actuellement l’association.

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