Les bombardements continuent en Iran et au Liban, malgré les appels à la désescalade de la communauté internationale. Bien que l'ancien président américain Donald Trump ait évoqué une possible fin rapide du conflit, les hostilités au Moyen-Orient semblent loin de s’achever. Ce conflit, intensifié par les attaques américano-israéliennes, fige les efforts pour stabiliser l'économie mondiale.
Mercredi 11 mars, l'Iran a affirmé être préparé à mener une guerre prolongée, ajoutant une nouvelle dimension à cette confrontation régionale qui affecte gravement l'approvisionnement mondial en pétrole. Déjà confronté à des frappes dans le Golfe, le pays insiste sur sa détermination à mener des actions de répression contre les intérêts économiques occidentaux, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour l’ensemble de l’économie mondiale.
Dans ce contexte, le président américain a sous-entendu que le conflit pourrait se terminer « bientôt », mais sans préciser d'objectifs clairs quant à la destruction des capacités nucléaires et balistiques iraniennes. Malgré cela, les Gardiens de la Révolution, forces armées idéologiques iraniennes, se disent déterminés à engager une guerre d'usure, comme l’a déclaré Ali Fadavi, conseiller auprès du commandant de ce corps, dans une interview télévisée. « Ils devront envisager qu'une guerre prolongée pourrait détruire l'économie américaine et mondiale », a-t-il averti.
De l'autre côté de la frontière, Israël demeure tout aussi résolu à poursuivre ses frappes contre l'Iran et le Hezbollah libanais, avec le ministre de la Défense ayant affirmé que les opérations aériennes se dérouleraient « sans limite de temps ».
Evacuations à Dubaï
Malgré les conséquences dévastatrices des bombardements, la vie continue à Téhéran. Mahvash, une résidente de 70 ans, témoigne : « Nous avons foi en Dieu. Il y a encore de la nourriture dans les magasins. » Cependant, les attaques dans les pays du Golfe et l'angoisse croissante sur les prix du pétrole poussent des entreprises comme Citi et Deloitte à évacuer leurs bureaux à Dubaï.
Le gouvernement saoudien, pour sa part, a annoncé avoir neutralisé des drones approchant de ses installations pétrolières. L'Iran, quant à lui, a mis en garde que tout navire à bord duquel se trouve du pétrole américain ou israélien serait considéré comme une cible légitime.
Conséquences économiques
Face à cette escalade, les dirigeants du G7 se réunissent par visioconférence pour discuter de la situation. Leur constat est clair : la guerre risque de provoquer une flambée des prix du pétrole, perturbant davantage l'économie mondiale déjà fragile. Les 32 membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé de débloquer 400 millions de barils de pétrole de leurs réserves stratégiques, un niveau sans précédent pour tenter de stabiliser le marché.
En conséquence, les répercussions pourraient être massives, tant pour les pays dépendants du pétrole que pour l'économie mondiale, déjà soumise à des pressions inflationnistes. Neil Wilson, analyste de Saxo Markets, prévient que malgré les déblocages, des imprévus comme une attaque sur une raffinerie pourraient toujours déclencher une hausse des prix.
Appels à la désescalade
Lors d'une réunion de l'ONU, plusieurs pays ont exprimé l'urgence d'une désescalade entre le Hezbollah et Israël. Rosemary DiCarlo, sous-secrétaire générale des Nations unies, a exhorté à un arrêt immédiat des violences, soulignant la nécessité de protéger les civils dans cette montée en tensions.
La situation reste volatile, avec des menaces émergentes tant sur le plan économique que militaire, illustrant à quel point la guerre au Moyen-Orient pourrait avoir des ramifications bien au-delà de la région.







